Lors de l'audience du procès du Queen Mary 2, après l'accident de la passerelle qui a fait 16 morts en 2003 © TF1/LCILa cour d'appel de Rennes examine depuis lundi l'effondrement d'une passerelle du Queen Mary 2 ayant fait 16 morts et 29 blessés en 2003. Vendredi, les débats ont révélé que la construction de l'ouvrage n'avait fait l'objet d'aucune vérification de la part des Chantiers de l'Atlantique. "Je n'ai pas noté que la passerelle était mal construite. Je suis passé dessus et n'ai rien noté d'anormal malheureusement", a indiqué vendredi Etienne Lamock, coordinateur d'ouvrage aux Chantiers, le constructeur du navire.
Titulaire d'une délégation de pouvoir en matière de sécurité, Etienne Lamock a expliqué que les calculs de structure auraient dû être réalisés par la société Endel, chargée de la conception de la passerelle. "On ne devait pas faire de calculs lors de la réception. On vous offre une structure validée. Les calculs devaient être faits par Endel", a-t-il affirmé.
Note de calcul d'échafaudage
Responsable adjoint du service méthode logistique aux chantiers, l'ingénieur Christophe Pierrard était, lui, en charge de la préparation des installations provisoires, sans obligation de contrôle des structures. "Je suis incapable de vérifier une note de calcul d'échafaudage, ce n'était pas notre travail", a affirmé le jeune ingénieur. "La cour retiendra que vous êtes un responsable qui ne fait pas entrer dans son champ de responsabilité le contrôle de ce qu'il commande", a sèchement riposté le président Jean-Claude Septe.
Lundi, la parole sera donnée aux victimes, parties civiles. Les débats sont prévus pour durer jusqu'à la fin de la semaine prochaine.
(D'après agence)
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