Intrusion dans un collège : huit jeunes déférés

le 20 mars 2009 à 16h54 , mis à jour le 20 mars 2009 à 21h52

Jeudi, ils s'étaient introduits dans l'établissement. Tentant de s'interposer, le principal avait été frappé. Nicolas Sarkozy a salué son "courage" vendredi.

 Garges-lès-Gonesse principal collègeLe principal du collège Pablo-Picasso de Garges-lès-Gonesse, dans le Val d'Oise, roué de coups le 19 mars 2009 © TF1-LCI

L'hommage du président au principal
 

Une information judiciaire a été ouverte vendredi après l'intrusion jeudi d'une dizaine de jeunes au collège Pablo-Picasso de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d'Oise. Elle porte sur des "violences volontaires avec arme commises devant un établissement scolaire et participation à un attroupement armé", "violences volontaires avec arme commises dans un établissement scolaire", "rébellion" et "port et transport d'une arme de 6è catégorie".
 
Huit mineurs ont été déférés devant un juge d'instruction. Sept sont élèves au collège où ont eu lieu les faits et sont âgés de 16 ans. Le huitième, 17 ans, est lycéen. Le parquet a requis un mandat de dépôt pour le mineur de 17 ans, et des placements-éloignements, sous forme de placement ou de contrôle judiciaire, pour les sept autres. "L'objectif est de faire un travail éducatif de qualité, hors de leur milieu et de leur environnement", souligne le procureur de la République de Pontoise. Ces jeunes resteront scolarisés.
 
La violence à défaut de mots
 
Jeudi, une bagarre avait éclaté devant le collège entre deux élèves. L'un d'eux avait téléphoné à des amis, venus en renfort. Une dizaine de jeunes s'étaient alors introduits dans l'établissement. Le principal du collège Patrick Cassou avait tenté de s'interposer et avait été roué de coups. Il avait repris ses fonctions en fin d'après-midi avant de porter plainte dans la soirée.
 
Le procureur a réfuté l'idée d'une "action concertée à l'encontre du principal", ainsi que le terme de "bande organisée", parlant en revanche "de jeunes qui n'ont pas accès à la culture, aux mots, et utilisent la violence". "Deux groupes de jeunes issus de deux quartiers différents se sont opposés", explique le procureur évoquant un blog, où au mois d'août, avaient circulé "des éléments pas favorables à des jeunes d'un des quartiers".
 
Le "courage" du principal
 
En avril 2008, ce collège, classé en ZEP et qui accueille 600 élèves, s'était mis en grève après qu'un élève eut aspergé de gaz lacrymogène des élèves dans un escalier où se trouvait une enseignante. Peu auparavant, une surveillante avait été jetée à terre et blessée. Deux élus FCPE avaient toutefois parlé vendredi matin d'un "événement exceptionnel". "Face à ce type de faits, la justice doit apporter des réponses fermes, adaptées, concrètes. Comme l'a dit le président de la République à Gagny (Seine-Saint-Denis), il faut faire en sorte que les établissements scolaires soient sanctuarisés", a ajouté le magistrat.
 
Mercredi, le chef de l'Etat avait annoncé la création d'un délit d'intrusion dans un établissement scolaire, parmi seize mesures répressives pour combattre le phénomène des bandes violentes, suite à l'expédition punitive violente menée le 10 mars dans un lycée de Gagny. Vendredi, il a félicité le principal pour son "courage".
 

(D'après agence)

le 20 mars 2009 à 16:54
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience