La cour délibère

Par LCI.fr, le 26 mars 2009 à 12h10 , mis à jour le 27 mars 2009 à 14h43

Pour l'accusation, qui a réclamé jeudi la peine maximale - la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans - tous les éléments "convergent vers la culpabilité de Colonna".

yvan colonnaYvan Colonna © TF1/LCI

Sans surprise, la peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté incompressible de 22 ans, a été requise jeudi contre Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, devant la cour d'assises spéciale d'appel de Paris. "Si nous avions jusqu'à un doute infinitésimal de (sa) culpabilité, nous vous l'aurions dit", a déclaré l'avocat général Jean-Claude Kross selon lequel Yvan Colonna était le tireur au sein du commando qui a tué le préfet Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio. "On a tué un homme de chair et de sang, pas un symbole", a encore dit le représentant de l'accusation pour lequel "Yvan Colonna est le tireur, l'exécuteur, le bourreau", dénonçant sa "spirale folle du jusqu'au-boutisme intégriste". Vendredi, la cour d'assises spéciale de Paris s'est retiré pour délibérer, en l'absence de l'accusé qui refuse depuis le 11 mars d'assister au procès.

Auparavant, son collègue Christophe Teissier avait expliqué que "tous les éléments du dossier convergent vers la culpabilité d'Yvan Colonna". Pour lui, "aucun élément nouveau n'est apparu" lors du procès en appel du berger corse, condamné en première instance fin 2007 à la perpétuité. Des réquisitions prononcées en l'absence de l'accusé, qui refuse d'assister à son procès depuis le 11 mars.

Le "fuyard" Colonna

Virulent à l'égard de l'accusé, Christophe Teissier a fustigé les "bancs de la défense désertés" : "Yvan Colonna n'a pas voulu que le débat judiciaire puisse se tenir". Pour le représentant de l'accusation, le refus d'une reconstitution n'a été qu'un "alibi" pour l'accusé, "un alibi qui va lui permettre de faire ce qu'il sait faire le mieux : être un fuyard, fuir ses responsabilités". Selon l'avocat général, l'objectif de la défense, qui "n'a eu de cesse de placer le débat sur le terrain politique", était de "discréditer" la cour afin que sa décision "apparaisse comme entachée d'un soupçon", adoptant une attitude "toujours à la limite de l'outrage".

Depuis son ouverture, le 9 février, le procès a été émaillé de nombreux incidents avec des mises en cause répétées du président Wacogne, accusé de partialité par les défenseurs d'Yvan Colonna. La journée de vendredi, en l'absence de plaidoiries de la défense et de dernière parole à l'accusé, devrait être consacrée aux délibérations de la cour, qui devrait rendre son verdict en fin de journée.

D'après agence

Par LCI.fr le 26 mars 2009 à 12:10
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2 Commentaires

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  • Constance Nouvelle, le 27/03/2009 à 09h03

    Il y a trop de doutes..... Le doute doit profiter à l'accusé.

  • Olivier, le 26/03/2009 à 22h02

    Triste décision, triste défense, triste famille Erignac sans comprendre, on ne saura jamais, c'est triste.

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