Jean Sarkozy fixé le 9 avril

le 05 mars 2009 à 06h00 , mis à jour le 05 mars 2009 à 18h09

Le fils du chef de l'Etat était jugé en appel jeudi pour un délit de fuite en scooter dont l'accuse un automobiliste.

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La cour d'appel de Paris a examiné jeudi l'action engagée par un automobiliste contre Jean Sarkozy, qu'il accuse de l'avoir percuté à scooter en 2005, avant de mettre sa décision en délibéré au 9 avril. Le fils aîné de Nicolas Sarkozy n'encourt plus aucune condamnation pénale, le parquet n'ayant pas fait appel de sa relaxe. Les magistrats de la 20e chambre n'auront à infirmer ou confirmer le jugement que sur la question des dommages et  intérêts.
  
"L'affaire" remonte au 14 octobre 2005. M'Hamed Bellouti accuse le fils du  président d'avoir percuté ce jour-là l'arrière de sa BMW avec son scooter, place  de la Concorde à Paris, puis d'avoir pris la fuite. M'Hamed Bellouti dit avoir, avec un ami, relevé le numéro du deux-roues à l'aide d'un téléphone portable. Une version contestée par Jean Sarkozy qui dit avoir été en cours à ce moment précis. Au vu de deux expertises, qui concluaient que l'accrochage n'avait pu avoir lieu, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé le président du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine, le 29 septembre 2008. Mais surtout, le tribunal avait condamné la partie civile, M'Hamed Bellouti  pour "procédure abusive" à verser 2.000 euros de dommages et intérêts à Jean  Sarkozy.
  
Les magistrats de première instance avaient considéré qu'"en persistant à  vouloir faire accréditer une thèse improbable soutenue sans réelle démonstration sérieuse et pertinente", M. Bellouti avait "nécessairement agi de mauvaise foi",  et que son action avait "eu pour conséquence incontestable de porter préjudice"  à Jean Sarkozy.

Mauvaise foi ?

Tout comme en première instance, les avocats de M. Bellouti, Me Christophe  Launay et Philippe Lejard, ont dénoncé le caractère "non-contradictoire" des expertises, l'automobiliste n'ayant jamais été sollicité pour raconter sa version de l'accident. "C'est peu dire que M. Bellouti a été outré par les termes du jugement", a  ensuite témoigné Me Launay, assurant que son client n'était "ni un menteur, ni un mythomane". D'ailleurs, s'est-il interrogé, "si M. Bellouti avait inventé toute cette histoire, comment aurait-il eu la plaque d'immatriculation du scooter de Jean Sarkozy?".
  
M. Bellouti "a dépassé les limites", lui a répondu l'avocat de Jean Sarkozy, en déplorant "la médiatisation à outrance de cette affaire". Si M. Bellouti,  présent à l'audience, est resté silencieux, "il se réserve les sites internet  pour cracher sur le père de celui que je défends", a pointé du doigt Me Thierry  Herzog, en référence au chef de l'Etat. Me Herzog a demandé à la Cour de confirmer le jugement et réclamé, comme en première instance, 4.000 euros de dommages et intérêts que Jean Sarkozy s'est  engagé à reverser à une oeuvre charitable. Un comité de soutien créé pour permettre à M. Bellouti de financer son combat judiciaire a recueilli plus de 7.000 euros de dons, a-t-on appris  auprès de ce comité.

                                                                                                                                                d'après agence

le 05 mars 2009 à 06:00
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7 Commentaires

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  • Jerome, le 05/03/2009 à 13h37

    Luc, je crois que même si le chauffeur de la BMW s'était appelé Monsieur Dupont, ça ne changerait rien au fait qu'un scooter qui n'a rien n'a pas pu détruire l'arrière d'une BMW. La logique n'a pas de nom et votre sous entendu est vraiment malvenu.

  • Valentina35, le 05/03/2009 à 13h04

    Bonjour, D'accord avec Luc de Riorges ! Mais où va-ton ?

  • Luc, le 05/03/2009 à 09h21

    Si l' on inverse les patronymes des deux antagonistes, est ce que le résultat serais le meme ???.....!!!!! AIE!

  • Manu, le 05/03/2009 à 09h01

    Pas d'analyse ADN cette fois ?

  • J-P31, le 05/03/2009 à 08h03

    Si dans chaque affaire de ce genre les faits prenaient une telle dimension, les tribunaux de France seraient très vite engorgés. Mais le personnalité du "mise en cause" étant ce qu'elle est, il est normal qu'un "collectif " d'aide à la "victime" se soit créé.

  • Ongmap, le 05/03/2009 à 07h45

    Difficile de croire qu'un scooter puisse endommager sérieusement l'arrière d'une voiture. Je conseillerais donc Mr Bellouti de porter plainte contre BMW.......

  • Chris, le 05/03/2009 à 07h18

    On a vraiment du temps a perdre avec cette histoire.

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