Couverture de Paris Match avec Ségolène Royal du 26 février © TF&/LCISégolène Royal flânant au bras d'un homme dans les rues de Malaga en Espagne. Les clichés avaient récemment fait la Une de Paris-Match. Assigné en référé pour atteinte à la vie privée par l'ex-candidate à la présidentielle, l'hebdomadaire saura ce vendredi la décision prise par le Tribunal de grande instance de Nanterre. Dans son numéro, Match présentait l'homme qui accompagnait Ségolène Royal comme un éditeur de jeux de société, inconnu du public et étranger au monde politique. Outre la Une, plusieurs clichés avaient été publiés en pages intérieures, dans le cadre d'un long reportage évoquant aussi la présence en Guadeloupe de la présidente de Poitou-Charente.
"Ce sont des photos volées, une fois de plus. Ce ne serait pas dommage si on me laissait un peu tranquille", avait déclaré Ségolène Royal lors d'un point de presse. "Ce n'est pas la première fois que Match a volé des photos, je les avais mis en garde mais je n'avais pas porté plainte, avait-t-elle poursuivi. Comme ça recommence, je pense que je vais faire appliquer la loi". Tout en notant : "Cela arrive en plus à un moment où il y a eu des événements graves en Guadeloupe et ça fait un peu télescopage".
"Arrêter l'hypocrisie"
Paris Match avait alors appelé en réponse à "arrêter l'hypocrisie". "Pourquoi les photographes bienvenus pour couvrir la présence de Ségolène Royal à Pointe-à-Pitre ne le seraient pas dans les rues de la station balnéaire espagnole ?", s'était interrogé l'hebdomadaire dans une "mise au point de la rédaction" publiée sur son site internet. "En apparaissant au bras d'un compagnon dans les rues de la station balnéaire de Marbella pendant les vacances scolaires, (Ségolène Royal) donne le signe qu'elle n'est plus seule et qu'elle est prête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie", estimait Paris Match. Lors de l'examen de l'affaire devant le tribunal, le 2 mars, Ségolène Royal a demandé 50.000 euros d'indemnité provisionnelle.
Le 12 mars dernier, trois autres magazines, Voici, Closer et France Dimanche ont été condamnés en référé par le même tribunal de Nanterre pour des numéros de novembre 2008 relatant, avec des photos, une prétendue relation entre Ségolène Royal et l'ex-auteur des Guignols Bruno Gaccio. Les groupes Mondadori France (Closer) et Prisma Presse (Voici) ont été condamnés à verser chacun d'entre eux 7.000 euros d'indemnité provisionnelle et 1.000 euros de frais de procédure. Le groupe Hachette Filipacchi (France Dimanche) s'est vu condamner à 4.000 euros d'indemnité provisionnelle et 1.000 euros de frais de procédure. Ségolène Royal réclamait 10.000 euros d'indemnité et 5.000 euros de frais de procédure à chacun des magazines.
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