Image d'archives © TF1Jean-Lou Hahn, 25 ans, accusé d'avoir tué en 2005 à l'IUT d'Orléans une étudiante de 20 ans qui refusait ses avances, a été décrit mercredi comme un individu "aimant faire peur" par d'anciennes victimes, lors du deuxième jour de son procès en appel devant la cour d'assises d'Indre-et-Loire à Tours. "J'ai tout de suite imaginé le pire. Je n'ai jamais ressenti cela comme une plaisanterie. Tout me semblait très posé, très calculé, très effrayant", a déclaré à la cour la journaliste Anne-Sophie Lapix, victime de harcèlement de la part de l'accusé.
L'étudiant avait été condamné en 2005 à Nanterre à six mois de prison ferme pour menaces de mort réitérées et violences avec préméditation. Au cours de l'été 2003, il s'était fait passer par courriel pour une ancienne camarade de classe de la journaliste. Démasqué - la journaliste ne le connaissait pas-, il avait envoyé des menaces par courriel et une enveloppe avec de la poudre blanche (du chlore pour piscine). Anne-Sophie Lapix avait porté plainte. "Quand j'ai appris ce qui s'était passé, j'ai très vite fait le lien. Cela a été un choc terrible. J'étais en colère car je me disais que c'était pratiquement prévisible", a-t-elle ajouté. Jean-Lou Hahn, le plus souvent tête baissée, se couvrant les oreilles ou les les yeux avec les mains, reconnaît : "C'est effroyable, ce que j'ai fait".
"S'il sort, il nous cherchera à nouveau"
Clémence, collégienne au moment des faits, a été sauvée par l'arrivée d'une amie alors que l'accusé était en train de l'étrangler. "C'est un pervers, un calculateur qui aime faire peur. Il fait des plans de manière consciente", a-t-elle déclaré à la cour. "Ce n'est pas un malade, il n'y a pas de guérison possible. S'il sort, il nous cherchera à nouveau", a-t-elle dit.
Jean-Lou Hahn a harcelé plusieurs autres jeunes filles au collège et au lycée puis à l'université. Il a même mis sur internet le portrait d'une jeune fille avec la photo d'un couteau et a menacé de la tuer. "J'étais amoureux. Je me rendais compte que mon attitude n'était pas correcte", a-t-il lâché sans donner plus d'explications.
Le procès doit durer jusqu'à vendredi. En première instance, l'étudiant avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises du Loiret.
D'après agence
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