Image d'archives © TF1Le maire de Vence, Christian Iacono, 74 ans, a été condamné dans la nuit de samedi à dimanche à neuf ans de prison par la cour d'assises des Alpes-Maritimes pour le viol de son petit-fils. L'avocat général Philippe Vique avait requis quatorze ans de réclusion criminelle.
Les faits pour lesquels le maire de Vence a été condamné se sont déroulés entre 1996 et 1998, alors que l'enfant avait entre 5 et 8 ans dans la villa du maire à Vence. Christian Iacono a tout nié en bloc. A l'énoncé du verdict, le maire, en costume et cravate, est resté impassible, adressant un baiser avec la main en direction de sa famille. La cour d'assises a acquitté un second prévenu, Jean-Jacques Baly, un hôtelier de Vence qui était accusé par Gabriel, le petit fils, de lui avoir imposé des attouchements sexuels en présence du grand-père.
L'accusation contre le maire de Vence reposait sur des rapports d'experts signalant l'existence de deux cicatrices indicatives de sévices sexuels ainsi que sur la parole, constamment répétée depuis neuf ans, du petit fils, qui a réaffirmé ses accusations lors du procès. Dans son réquisitoire, Philippe Vique a souligné la cohérence, la constance, la spontanéité et le caractère extrêmement détaillé des accusations portées par Gabriel, aujourd'hui âgé de 18 ans, contre son grand-père. Evoquant les rapports d'expertises médicales, l'avocat général a souligné qu'il s'agissait d'un "élément très, très important" de l'affaire, rarissime dans ce genre de dossier, même s'ils ne constituaient pas une preuve formelle. Plus tard dans l'après-midi, l'un des avocats de la défense a relativisé la portée et les conclusions des premières expertises pratiquées sur l'enfant. Il a jugé "un peu surprenant" que le médecin qui avait signalé au parquet l'agression sexuelle, le 26 juin 2000, ait été ensuite désigné comme expert, alors que le rôle de ce dernier est précisément d'avaliser ou d'infirmer les premières constatations.
(D'après agence)
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