Image d'archives © TF1Le maire divers-droite de Vence (Alpes-Maritimes), Christian Iacono, 73 ans, comparaît depuis lundi et jusqu'à vendredi devant les assises des Alpes-Maritimes pour le viol de son petit-fils, qu'il a toujours nié. Ce radiologue à la retraite doit répondre de "viols et agressions sexuelles", des faits qui se seraient déroulés entre 1996 et 1999 lorsque l'enfant était âgé de cinq à huit ans.
Christian Iacono était alors maire de Vence depuis 1989, poste qu'il occupe à nouveau depuis mars 2008 après avoir été battu lors des municipales de 2001 pour des questions plutôt liées à la politique locale. Christian Iacono a retrouvé son poste en mars 2008, réalisant avec 43,76% des voix, son meilleur score dans cette commune de 17.000 habitants, à une vingtaine de kilomètres de Nice.
En conflit avec son fils
Son procès qui avait débuté en octobre 2008, avait été renvoyé au deuxième jour d'audience en raison de vices de procédure. En juin 2000, le petit-fils du maire avait confié à ses parents avoir été victime de sévices sexuels de la part de son grand-père, lors de vacances à Vence. Il a également mis en cause un hôtelier de la commune, Jean-Jacques Baly, 58 ans, qui est également jugé devant les assises pour des attouchements qu'il nie. Plusieurs psychologues, ayant entendu l'enfant au cours de l'instruction, ont jugé ses déclarations crédibles. Par ailleurs, un rapport d'expertise a relevé sur son corps des traces de sévices sexuels. "Nous contestons ce premier rapport d'expertise. D'autres rapport d'experts mettent en doute la méthodologie et la pertinence technique de la première expertise", a indiqué l'un des avocats de Christian Iacono. Le maire a par ailleurs accusé à plusieurs reprises son fils, avec lequel il était en conflit depuis de nombreuses années, de manipuler l'enfant.
Lors de la première audience, en octobre, Christian Iacono avait mis en cause le démarrage de l'enquête: "Le premier examen a tout foutu en l'air. Dès qu'on est parti sur ça, la machine judiciaire était lancée et a tout broyé", avait-il déclaré à la presse. Mais un psychologue avait alors rappelé qu'au-delà des analyses médicales, restait la parole de l'enfant: "Quand cet enfant est venu me voir, je me suis dit : soit il est vraiment victime soit il a lu un manuel de psychologie appliquée et il est très fort", avait-il souligné. La population de Vence avait quant à elle multiplié les gestes de soutien envers son maire lors de son placement en détention provisoire de juillet à octobre 2000.
(D'après agence)
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