Détournement du Tanit : cernés par les forces françaises, les pirates pointent régulièrement leurs armes vers les otages et menacent de les tuer. © Reuters/Marine nationale
Ces pirates dont personne ne veut
Que faire des pirates capturés dans le cadre de la mission Atalante dans l'Océan indien ? Les Etats qui pourraient les accueillir et les juger traînent les pieds. Une frégate est bloquée en mer avec ses prisonniers.
Publié le 13/12/2009
Les images de la prise d'assaut
Sans surprise, les trois pirates somaliens capturés après la libération du voilier Tanit, qui s'est soldée par la mort du skipper, ont été mis en examen et écroués vendredi, a indiqué le parquet de Rennes. Les trois somaliens, âgés de 23 à 27 ans, ont été mis en examen pour "détournement de navire" et "séquestration et détention arbitraire en bande organisée". Ils ont été "écroués dans trois maisons d'arrêt différentes", ajoute le communiqué du parquet qui avait requis un mandat de dépôt.
Les trois pirates capturés - deux sont morts au cours de l'opération - avaient été ramenés en France mardi et placés en garde à vue à la section de recherche de la gendarmerie de Rennes. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
"Aucune trace de balle retrouvée"
La mise en examen des trois pirates intervient quelques heures après les résultats de l'autopsie du skipper du Tanit, Florent Lemaçon. Ceux-ci n'ont pas permis de révéler l'origine de la balle qui l'a tué lors d'un échange de tirs entre les pirates et le commando français venu libérer le voilier et ses cinq occupants il y a une semaine au large de la Somalie. Le ministre de la Défense Hervé Morin n'a pas exclu que ce soit "un tir français" qui ait été fatal à l'otage. "Il y aura une enquête judiciaire et donc une autopsie. On ne peut pas exclure que dans l'échange de tirs entre pirates et commandos le tir soit français", déclarait samedi dernier Hervé Morin.
Mais précisément, cette enquête ne permet pas, pour l'heure, d'éclaircir les causes de cette mort. Selon le procureur de la République de Rennes Hervé Pavy, "aucune trace de balle ou de fragment métallique n'a été retrouvée". Le procureur a précisé que la réponse ne pourra être obtenue qu'après la fin de l'enquête judiciaire en cours, notamment après les "constatations indispensables sur le bateau" et l'examen "des armes utilisées par les pirates qui ont été récupérées".
D'après agences
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