La ministre de la Justice Rachida Dati, le 16 octobre 2008 © France 2"Naze, naze, naze, le peuple aura votre peau !", avait écrit Damien Chiboub dans un courriel envoyé le 31 juillet 2008 avec une adresse électronique utilisant des termes grossiers et insultants à l'égard de Rachida Dati.
En guise de réponse à son courriel, l'informaticien de 25 ans a été condamné mercredi à une amende de 1000 euros avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir injurié la Garde des Sceaux dans un courriel envoyé à un de ses collaborateurs à la mairie du 7e arrondissement, dirigée par la ministre. Lors de l'audience du 4 mars, un mois de prison avec sursis avait été requis devant la 28 chambre.
"Tester les limites de la liberté d'expression"
Ce n'est pas tant le contenu du message mais l'aspect jugé injurieux de l'adresse mail qui avait incité à un dépôt de plainte au nom de la ministre de la Justice pour "outrage sur une personne dépositaire de l'autorité publique". A l'audience, l'avocat du prévenu, Maître Gilbert Collard, avait demandé la nullité de la procédure en fustigeant le "défaut d'impartialité de l'autorité d'enquête", en l'occurrence le procureur de la République soumis hiérarchiquement à la Chancellerie. Une nullité rejetée mercredi par le tribunal.
La procureure avait par ailleurs repoussé les arguments de Me Collard et de M. Chiboub, qui avait expliqué aux enquêteurs avoir voulu "tester les limites de la liberté d'expression". Interpellé chez son employeur, qui l'a ensuite licencié, M. Chiboub avait très vite reconnu être l'émetteur du message et assuré regretter son geste.
(D'après agence)
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