Six jeunes accusés de viol acquittés en appel

Par F.B, le 10 avril 2009 à 12h21 , mis à jour le 10 avril 2009 à 22h43

Ces anciens élèves d'un lycée de Mâcon avaient été condamnés en 2004 pour le viol d'une femme de ménage de leur école. La cour d'assises des mineurs a estimé jeudi que la plaignante avait menti. "Une nouvelle erreur judiciaire a été évitée", a affirmé l'un des avocats de la défense au lendemain du verdict.

Tribunal correctionnel Paris Justice © TF1/LCI

Finalement acquittés. Six anciens élèves d'un lycée de Mâcon (en Saône-et-Loire) étaient accusés de viol par une femme de ménage de l'établissement. Condamnés pour viol en réunion en première instance par la cour d'assises de Chalon-sur-Saône, ils ont été acquittés par la cour d'assises des mineurs de Dijon. La cour a en effet estimé que la plaignante avait menti lorsqu'elle avait déclaré avoir été contrainte par les six garçons, sous la menace d'un couteau, à des actes sexuels à deux reprises en septembre 2003 et janvier 2004. 
 
"Le cauchemar est enfin terminé pour moi et pour nous. Je vais pouvoir faire ma vie, car à cause du précédent jugement, j'avais perdu mon emploi et je vivais très mal cette situation, tout comme ma famille", a déclaré l'un des acquittés, à l'issue de ce procès qui s'est achevé jeudi à Dijon.  Les six accusés avaient toujours clamé leur innocence."En première instance, c'était une erreur judiciaire. Une nouvelle erreur judiciaire a été évitée. Ils ont été victimes d'un système d'enquête complètement fou!", a déclaré maître Grégoire Lafarge, l'un des avocats de la défense, au lendemain du verdict. L' avocat général avait requis huit à douze ans contre les six jeunes.

 

"Tu vas aller en prison si tu n'avoues pas!"


Maître Grégoire Lafarge dénonce par ailleurs "la façon dont ont été obtenus les aveux" de son client, qui ont été diffusés à sa demande devant les assises de Dijon. "Quand un gosse de 17 ans est en garde à vue pendant 24 heures et qu'une  enquêtrice lui crie dessus, lui disant : tu vas aller en prison si tu n'avoues pas!", on peut s'interroger sur les "méthodes" au commissariat de Mâcon, a-t-il  ajouté, disant s'apprêter à "saisir la Chancellerie" dans ce dossier. La femme de ménage n'en n'était pas à sa première accusation. En 1991, elle avait accusé l'un de ses collègues de viol. L'homme avait passé 22 mois en détention avant d'être relaxé.

Par F.B le 10 avril 2009 à 12:21
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