Une des entrées de la prison de la Santé à Paris © TF1/LCIC'est dans la plus grande discrétion, dans le coffre d'une voiture, que Julien Coupat a quitté jeudi sa cellule pour retrouver la liberté. Une libération en catimini qui n'a pas empêché une volée de bois vert de la gauche pour le gouvernement. Alors que Nicolas Sarkozy a, à dix jours des Européennes, consacré un long discours à l'insécurité, gauche et Verts ont multiplié les dénonciations de "dérives".
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"L'Insurrection qui vient", l'opus politique dont Julien Coupat dément être l'auteur, connaît un succès inattendu depuis qu'un animateur très populaire et très conservateur a appelé à le lire. "Parce qu'il vous faut connaître l'ennemi", a argumenté le chroniqueur.
Publié le 25/02/2010
Sabotages SNCF : l'entretien exclusif avec le témoin sous X
<b>Exclusif - </b>Le témoignage sous X qui a conduit à l'interpellation de 9 personnes dans l'affaire des sabotages de lignes TGV en 2008 ne serait pas crédible. Ce témoin anonyme s'est exprimé sur TF1. Il parle de "pressions policières".
Publié le 30/11/2009
"Sept mois de prison infligés à un innocent pour faire monter une sauce politicienne au goût infect, dans n'importe quel pays démocratique, cela vaut une démission", a lancé le député Arnaud Montebourg, à propos du cerveau présumé d'un groupe soupçonné de sabotages de lignes TGV. Pointant une "manipulation" et une "justice d'exception", le Verts Noël Mamère a annoncé la demande imminente d'une commission d'enquête parlementaire. L'affaire, à ses yeux, montre "le vrai visage du sarkozysme". L'altermondialiste José Bové, tête de liste Europe-Ecologie, accuse également Michèle Alliot-Marie d'une "sorte de coup médiatique organisé" pour "essayer de construire une espèce de complot de l'ultragauche".
"Les charges ne doivent pas être très lourdes"
André Vallini, député socialiste et ancien président de la commission Outreau, pressent que "la justice, et le pouvoir qui a tenté de l'instrumentaliser, s'acheminent ensemble vers un fiasco politico-judiciaire". Présidente du groupe communiste et Parti de gauche au Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat juge également que "cette affaire tourne au véritable fiasco". Bernadette Bourzai, sénatrice PS de Corrèze, où est situé Tarnac, village de Julien Coupat, évoque "le vide du dossier". Deux affaires coexistent à ses yeux : "celle du sabotage des lignes de TGV, sur laquelle la justice aura à se prononcer", et "celle de la longue détention d'un citoyen sous une qualification sans rapport avec le contenu du dossier et de la stigmatisation d'une région".
Le PS demande donc des éclaircissements. "Il faudra bien que le gouvernement s'explique sur les raisons d'un tel acharnement à faire de l'antiterrorisme le prétexte à toutes les dérives, jusqu'à ranger les opinions d'un individu au rang de délit", écrit Pouria Amirashi, secrétaire national aux droits de l'homme. "Julien Coupat est-il coupable ou le gouvernement a-t-il fait preuve de légèreté, voire de manipulation ?", s'interroge le parti.
En mode mineur, l'ex-juge d'instruction Eva Joly, candidate d'Europe-Ecologie aux européennes, conclut de la libération, "que les charges ne doivent pas être très lourdes". Comme en réponse à l'ancienne magistrate, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a estimé quant à elle que la remise en liberté de Julien Coupat s'inscrivait dans une "procédure normale". Et elle a rappelé qu'il "demeure sous contrôle judiciaire strict" et que "cela signifie quelque chose". Sur un plan plus politique, face aux critiques de la gauche, la riposte du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a fusé : "instrumentaliser ce qui n'est qu'une étape de l'instruction pour faire croire à l'innocence de Coupat est totalement irresponsable, d'autant que cela n'est fait qu'à des fins électoralistes".
D'après agence
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