Des gendarmes mobiles ont dégagé sans incident mercredi peu avant 8 heures l'entrée de la prison de la Santé à Paris (XIVe), bloquée depuis 5h30 par une soixantaine de surveillants protestant contre leurs conditions de travail. Les surveillants avaient tout d'abord mis le feu à des palettes de bois pour interdire l'accès à la prison parisienne avant qu'une trentaine de gendarmes mobiles, tête nue et bouclier à la main, ne parviennent à dégager l'entrée en faisant évacuer les manifestants, après une mêlée d'une dizaine de minutes.
Au cours de la bousculade, un surveillant a été blessé au genou. Ce manifestant, qui se plaignait d'une petite entorse au genou, a été évacué par les sapeurs-pommiers à 8h15. Dès que l'accès a été libéré, deux fourgons de l'administration pénitentiaire sont entrés dans l'établissement. Trente détenus, dont Fofana et d'autres membres du "gang des barbares" qui doivent rejoindre la cour d'assises pour leur procès, doivent être transférés au cours de la journée.
Scène similaire, dans le sud cette fois. Les forces de l'ordre ont délogé mercredi matin sans incident l'entrée de plusieurs établissements pénitentiaires bloqués par les surveillants en Midi-Pyrénées et en Languedoc-Roussillon.
Effectifs supplémentaires
Les négociations tenues mardi entre le ministère de la Justice et trois syndicats pénitentiaires ont abouti à un fragile projet d'accord qui ne semblait pas susceptible de mettre fin au conflit engagé lundi dans les prisons françaises. A l'issue des discussions, les syndicats avaient fait savoir que les blocages se poursuivraient mercredi matin, avant que les personnels se prononcent sur le projet d'accord, établissement par établissement. Les surveillants demandent des effectifs et des moyens pour faire face à la surpopulation carcérale (63.351 détenus pour 52.000 places). Le ministère de la Justice n'a pas cédé sur ce point précis.
Le conflit a généré des tensions mardi devant plusieurs prisons, dont celles de Fleury-Merogis (Essonne), de la Santé, de Lyon-Corbas ou de Strasbourg, où police et gendarmerie ont dégagé sans ménagement les accès aux établissements.
D'après agence








