Enquête sur les chefs d'Etat africains : appel du parquet

le 07 mai 2009 à 17h31 , mis à jour le 07 mai 2009 à 17h47

Le parquet de Paris a fait appel de l'ordonnance d'une juge favorable à l'ouverture d'une enquête visant des chefs d'Etat africains soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné.

TF1/LCIOmar Bongo © TF1/LCI

La doyenne des juges du pôle financier de Paris, Françoise Desset, avait jugé recevable mardi la plainte avec constitution de partie civile déposée par l'association Transparence international France (TI), contre trois dirigeants africains. L'association, spécialisée dans la lutte contre la corruption, a, selon la juge, juridiquement un intérêt à agir. Déposée le 2 décembre, la plainte avec constitution de partie civile concerne les chefs de recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités. Elle vise "les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par Denis Sassou Nguesso (Congo), Omar Bongo Ondimba et Teodoro Obiang (Guinée Equatoriale) ainsi que des membres de leur entourage", selon l'ONG.

L'ordonnance de la doyenne des juges ouvre théoriquement la voie à une enquête judiciaire sur les biens des trois chefs d'Etat. "Il s'agit d'une décision historique qui augure de la fin de l'impunité  pour les dirigeants corrompus dans le monde", s'était félicité mercredi le président de TI France, Daniel Lebègue, qui vise "la restitution des avoirs détournés".

Mais le parquet de Paris, qui s'est opposé dans ses réquisitions à l'ouverture d'une information judiciaire estimant que les plaignants ne pouvaient se prévaloir d'un préjudice dans le dossier, a décidé de faire appel devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Si celle-ci donne raison au parquet, la plainte sera classée sans suite. Dans le cas contraire, le ministère public aura la possibilité de se pourvoir en cassation contre l'arrêt de la cour d'appel.

le 07 mai 2009 à 17:31
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25 Commentaires

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  • Nestor, le 10/05/2009 à 12h13

    Cette affaire est très caractéristique du degré de putréfaction de nos sociétés: Protéger les chefs d'état africain empêtrés dans un système de corruption d'état au mépris de la morale la plus élémentaire tout en affichant partout les vertus de la démocratie, relève certainement de l'hypocrisie la plus totale, et d'une forme d'acrobatie particulière associant dans une même figure de style improbable « devoir de mémoire » et volonté d'oublier. Cette permanence de la contradiction engendre malheureusement une culture de la médiocrité et de la collaboration, comme dans les années les plus noires de notre histoire les travers les plus sordide de l'âme humaine ne font pas hélas simplement l'objet d'un devoir de mémoire, les « trous de balle » bien pensant sont parmi nous, au premier rang desquels les journalistes, qui sont incapable de dénoncer un scandale manifeste autrement qu'en en rendant compte sur le ton neutre des conteurs de fait divers, et les politiques qui font de la gesticulation médiatique le sport national couvrant ainsi l'absence dramatique d'une véritable action, lisible, soutenue par des principes clairs. En l'occurrence le scandale n'est pas dans la fortune supposé de chefs d'état africain, mais bien dans l'expression de la volonté publique de laisser faire ?. (Le parquet a fait appel ?), la volonté publique exprime fermement le désir de fermer les yeux, quand par ailleurs s'agissant de petite délinquance, de petit trafic, d'excès de vitesse l'état se montre l'inflexible défenseur des lois et règlement au non des mêmes principes qui sont bafoués par ailleurs avec une désinvolture désarmante. Quelle crédibilité reste t'il à la puissance publique quand la justice est tantôt intraitable, tantôt empêché d'agir faute d'être saisie.

  • Claude17, le 08/05/2009 à 16h42

    Faut il que certains soient inquiets ou impliqués pour que le parquet fasse appel. Ce n'est surement pas dans l'intérêt supérieur de la FRANCE.De même que PASQUA mourra avant d'avoir comparu, cette affaire ne seera jamais instruite. Dire que bientot il n'y aura plus de juge d'instruction............ Quand corruption règne avec Démocratie ...............

  • Jean, le 08/05/2009 à 15h22

    Les diamants de Bokassa ont déja couté trés cher à un ancien Président. Il doit y avoir de nombreux cadavres dans les placards et bon nombre d'hommes politiques ne dormiront pas tranquilles si comme je l'espère cette affaire voit le jour.

  • Joseph, le 08/05/2009 à 11h30

    Tout d'abord je tiens a féliciter et a faire part de mon admiration a Mme FRANÇOISE DESSET,car le courage ça se respecte. voila une belle leçon a certains magistrats a la solde du pouvoir en place. malheureusement sarkosy n'ayant pas les mêmes vertus cela va se terminer "classer sans suite"ni lui ,ni bien d'autres politiciens, de tout bord .

  • Pat95, le 08/05/2009 à 09h45

    La politique au dessus des lois, voila encore un exemple un dossier explosif donc la France si oppose trop d'intérêts en jeux

  • Eliot, le 08/05/2009 à 09h03

    Si nos chers politiciens ne laissent pas aller cette affaire jusqu'au bout comment la France va pouvoir faire la morale aux paradis fiscaux comme la Suisse, le Luxembourg ect... La France a aidé ces 3 dirigeants à blanchir de l'argent et faire de l'évasion fiscale. Il faut esperer que notre président ne tombe pas dans ce piege. Avant de faire la morale aux autres il faut d'abord nettoyer devant sa propre porte.

  • Cyril, le 08/05/2009 à 08h56

    Je ne crois pas trop à un aboutissement positif de ce dossier car cela risque de faire trop de dégâts si l'un des présidents africains ménace de parler. Souvenez-vous dans l'affaire ELF Gabon. Bongo disait, "Si je parle, les têtes vont tomber". Aucun homme politique français ne voudra que cette affaire aboutisse dans l'intérêt de notre chère France. Ces biens immobiliers de ces quelques présidents africains ne représentent rien par rapport à ce qu'ils possèdent ici et là avec la complicité des uns et des autres. La doyenne des juges renoncera d'elle-même lorsqu'elle commencera à comprendre que cette affaire est une vraie poudrière qui risque de faire beaucoup plus de dégâts que de bien. Elle fera très mal à la classe politique française et ménacerait les intérêts de la France sur le sol africain. Or la France a vraiment besoin des minerais du sol africain. Elle est en concurrence avec la Chine. Les USA s'invitent également dans le partage du gâteau.

  • Regis, le 08/05/2009 à 08h53

    Elle est ou l'independance des juges la ? ce n'est plus qu'une fable......

  • Thierry, le 08/05/2009 à 08h40

    Eh oui c'est la nouvelle justice voulu par sarko, le parquet qui décide qui doit être poursuivi ou non, et lorsqu'il s'agit des amis du pouvoir on enterre l'affaire ...

  • Oleg, le 08/05/2009 à 08h17

    Et si les associations aller faire des puis en afrique et ne pas donner de l'argent aux chefs d'Etat africains . Et meme aller faire les traveaux eux meme , faire des replantation sa pourrais marcher tres bien pour que l'Afrique redeviens comme avant . Replantes de banbou pour que la planete redeviens comme avant il faut panser à notre planete terre . C'est le plus important pour nos enfants quand il seront plus grand !

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