Une des entrées de la prison de la Santé à Paris © TF1/LCIAprès plus de six mois de détention, Julien Coupat est libre. Principal suspect dans le dossier des sabotages de lignes TGV en novembre 2008, il a quitté jeudi vers 17h20 la prison de la Santé à Paris, en se dissimulant dans le coffre d'une voiture pour éviter les reporters qui l'attendaient devant la prison. Dans la matinée, le juge d'instruction Thierry Fragnoli avait ordonné sa remise en liberté, suivant le parquet de Paris.
Tarnac : les avocats de Coupat veulent faire annuler l'enquête
La cour d'appel de Paris examine ce jeudi une demande d'annulation de l'enquête sur le groupe de Tarnac, soupçonné d'avoir saboté des lignes TGV en 2008.
Publié le 23/09/2010
Le "diabolique" livre français best-seller chez les Yankees
"L'Insurrection qui vient", l'opus politique dont Julien Coupat dément être l'auteur, connaît un succès inattendu depuis qu'un animateur très populaire et très conservateur a appelé à le lire. "Parce qu'il vous faut connaître l'ennemi", a argumenté le chroniqueur.
Publié le 25/02/2010
Tarnac : contrôles judiciaires allégés
La cour d'appel de Paris a allégé le contrôle judiciaire imposé aux personnes mises en examen dans l'enquête sur des sabotages de lignes TGV fin 2008, maintenant uniquement l'interdiction de communiquer entre elles.
Publié le 18/12/2009
Sabotages SNCF : l'entretien exclusif avec le témoin sous X
<b>Exclusif - </b>Le témoignage sous X qui a conduit à l'interpellation de 9 personnes dans l'affaire des sabotages de lignes TGV en 2008 ne serait pas crédible. Ce témoin anonyme s'est exprimé sur TF1. Il parle de "pressions policières".
Publié le 30/11/2009
Sabotages de TGV : la police a un nouveau suspect
Dans l'affaire dite "de Tarnac", un homme de 33 ans a été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
Publié le 28/11/2009
Julien Coupat s'est vu imposé un contrôle judiciaire qui comporte notamment le versement d'une caution de 16.000 euros et impose qu'il demeure chez lui à Montreuil ou chez ses parents à Rueil-Malmaison. Le contrôle judiciaire lui interdit en outre de sortir d'Ile-de-France et lui impose d'aller pointer une fois par semaine au commissariat de Montreuil où il devra laisser ses papiers d'identité. Enfin Julien Coupat n'aura pas le droit d'entrer en relation avec les huit autres mis en examen et les témoins du dossier. "Mieux vaut tard que jamais", a réagi l'avocate de Coupat, Me Irène Terrel, qui dénonce une "affaire politique dont le dernier épisode est l'annonce par le parquet de la remise en liberté" de son client.
Une incarcération "injustifiable et longue"
Présenté par l'accusation comme "le leader charismatique et idéologue" d'un groupe clandestin "anarcho-autonome" soupçonné d'avoir saboté des lignes TGV, Julien Coupat, mis en examen pour "direction d'une entreprise terroriste et destruction en réunion à visée terroriste", était incarcéré depuis le 15 novembre 2008. Une durée de détention largement critiquée par nombre d'intellectuels, de partis de gauche ou d'associations, qui trouvaient également disproportionnée voire infondée la qualification terroriste de la procédure engagée contre lui.
Jeudi, l'annonce de sa libération a été saluée par plusieurs personnalités politiques de gauche. Le député du Doubs Pierre Moscovici a jugé que "l'incarcération en préventive était injustifiable et longue. Il est normal qu'il soit libéré maintenant". Le comité de soutien aux neuf mis en examen du dossier a assuré dans un communiqué qu'en dépit de cette libération, "le sentiment qui domine, c'est toujours et encore la colère, pour l'incarcération de Julien et les autres, les arrestations en pleine rue, les gardes à vue de 96 heures". Julien Coupat reste soupçonné d'avoir saboté, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, avec sa compagne, Yldune Levy, une ligne du TGV Est à Duisy, en Seine-et-Marne, un des quatre sabotages commis en France cette nuit-là. Des investigations sont également toujours en cours concernant d'éventuels liens entre Julien Coupat et des autonomistes allemands soupçonnés d'avoir saboté des lignes ferroviaires outre-Rhin à l'aide de crochets similaires à ceux utilisés en France.
(D'après agence)
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