Techniciens et enquêteurs sur les lieux du sabotage d'un TGV, en novembre 2008 © TF1/LCIJulien Coupat passera-t-il la prochaine soirée en liberté ? Très probablement. Selon des sources proches du dossier, le chef présumé du groupe soupçonné d'avoir saboté des lignes TGV à l'automne 2008 devait en effet être remis en liberté jeudi après-midi après plus de six mois de détention à la prison parisienne de La Santé. A la mi-journée, le juge d'instruction aurait envoyé à la maison d'arrêt une ordonnance de remise en liberté sous contrôle judiciaire, ouvrant la voie à une sortie de prison de Julien Coupat en début d'après-midi.
Sabotages SNCF : l'entretien exclusif avec le témoin sous X
<b>Exclusif - </b>Le témoignage sous X qui a conduit à l'interpellation de 9 personnes dans l'affaire des sabotages de lignes TGV en 2008 ne serait pas crédible. Ce témoin anonyme s'est exprimé sur TF1. Il parle de "pressions policières".
Publié le 30/11/2009
Sabotages de TGV : la police a un nouveau suspect
Dans l'affaire dite "de Tarnac", un homme de 33 ans a été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
Publié le 28/11/2009
Mercredi soir, le parquet de Paris avait donné son feu vert à sa remise en liberté, estimant que, "en l'état du dossier, des auditions de témoins et de mis en examen et perquisitions réalisées, la détention provisoire n'apparaît plus strictement nécessaire". Le parquet a néanmoins requis le placement de Julien Coupat sous un "contrôle judiciaire strict" qui comporte notamment une interdiction de quitter l'Ile-de-France. Le parquet de Paris demande également qu'il "remette son passeport au greffe de la maison d'arrêt avant sa sortie" et qu'il n'entre pas en relation avec les huit autres mis en examen dans ce dossier. Julien Coupat devra aussi "répondre à toutes les convocations du juge" et verser une caution dont le montant sera fixé par le juge d'instruction.
Neuf mises en examen
Jusqu'ici, quatre demandes de remise en liberté de Julien Coupat avaient été rejetées par les juges des libertés et, en appel, par la chambre de l'instruction de Paris. S'il est bien libéré jeudi après-midi, Julien Coupat restera mis en examen pour "destruction en réunion et direction d'une association de malfaiteurs", le tout "en relation avec une entreprise terroriste", des crimes passibles des assises.
Présenté par l'accusation comme le chef d'un groupuscule d'ultragauche auquel sont imputés les sabotages commis par le placement de fers à bétons sur des caténaires dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008, Julien Coupat clame son innocence et se dit victime d'un dossier monté de toutes pièces pour des raisons politiques. Au total, neuf personnes sont mises en examen dans ce dossier mais Julien Coupat reste le dernier à être en prison, les autres personnes ayant été libérées au fil de l'enquête. Dans un texte publié cette semaine dans Le Monde, il décrivait la prolongation de sa détention comme "une petite vengeance" mais se réjouissait paradoxalement de son sort, dont il rendait responsable ce qu'il appelle "la clique sarkozyste". "Chaque manoeuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente, ce n'est pas le moment de perdre courage", disait-il.
(D'après agence)
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