Les gendarmes interviennent à Fleury-Mérogis et Fresnes

le 04 mai 2009 à 06h56 , mis à jour le 04 mai 2009 à 17h22

Le "blocage progressif" par les surveillants est en cours dans de nombreuses prisons. Les syndicats appellent à "poursuivre et amplifier l'action".

Gendarmes et personnels pénitentiaires devant la prison de Fresnes, le 4 mai 2009Gendarmes et personnels pénitentiaires devant la prison de Fresnes, le 4 mai 2009 © LCI

Le "blocage progressif" des prisons par les personnels pénitentiaires a débuté tôt lundi matin par des actions symboliques, notamment devant les deux grandes prisons parisiennes : Fleury-Mérogis et Fresnes. Les surveillants, qui protestent contre des conditions de travail qui se dégradent en raison de la surpopulation, n'ont pas le droit de faire grève ; ils entravent donc les accès aux prisons par des barrages routiers et tentent d'empêcher l'entrée et la sortie des enceintes.

Les gendarmes mobiles ont délogé dans la matinée les manifestants des deux sites, pour permettre à des fourgons de la gendarmerie de procéder à des extractions de détenus, sortant sous les huées des surveillants. "On n'est pas là pour se battre avec les forces de l'ordre. On est là pour défendre notre bifteck, notre profession", a lancé un surveillant. Les extractions, écrous et visites de professionnels sont donc en théorie bloqués, mais pas les parloirs.

Quelles suites pour le mouvement ?

Le mouvement touche 120 des 194 prisons françaises selon l'Ufap, premier syndicat de surveillants. A l'origine du mouvement de "ras-le-bol" des surveillants, l'Ufap-Unsa,  FO-Pénitentiaire et la CGT-Pénitentiaire se sont réunies lundi après-midi à la prison de Fresnes et ont appelé à "poursuivre et amplifier l'action". Et si la ministre de la Justice ne fait aucune proposition, les  syndicats avaient annoncé la semaine dernière que la protestation monterait d'un cran avec un blocage étendu aux intervenants extérieurs, visiteurs de prison et avocats notamment.

Rachida Dati avait tenté jeudi dernier de calmer le jeu en invitant les syndicats place Vendôme. Elle avait notamment proposé de revoir les obligations de ronde toutes les deux heures pour surveiller les détenus fragiles, dénoncées par le personnel, et d'arrêter les contrôles renforcés sur les congés maladies. Cela n'a eu aucun effet. La Chancellerie a cependant indiqué que sa "porte reste ouverte" pour une éventuelle réunion mardi matin avec les trois principaux syndicats.
 
D'après agence

le 04 mai 2009 à 06:56
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55 Commentaires

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  • Gillou, le 05/05/2009 à 07h51

    Pas de prisonniers,pas de prisons.Liberte egalite fraternite

  • Corsica, le 04/05/2009 à 21h30

    En corse , certes la mobilisation a été moins importante que sur le continent (les établissements ont une moins grande capacité) mais le mouvement a été suivi et la police est intervenu à ajaccio pour débloquer la porte de l'établissement . Nos conditions de travail se dégradent de jour en jour et notre rythme de travail est infernal , ca fait 3 ans que je suis rentré dans l'administration pénitentiaire ,oui ca a été un choix mais ca ne donne pas le droit à notre hiérarchie de faire joujou avec ses personnels comme de vulgaire pion ( ou comme on le dit dans notre jargon de "porte-clefs") alors oui nous allons nous battre jusqu'au bout.

  • Kad, le 04/05/2009 à 21h21

    Il y a un gros problème qui perdure depuis fort longtemps dans la profession du métier de surveillant. En effet, on demande déjà énormèment à ceux ou à celles d'accomplir cette profession dans des conditions de travail difficiles voires insupportables tant dans les maisons centrales que les maisons d'arrêts : vétustés des locaux, surpopulation pénale, le rythmes des agents devient incommensurable avec un seul RH derrière un Matin-Nuit ; un Week-end tous les six semaines ou quasi-nul ; les vacances scolaires avec les enfants sont totalement inexistantes pour les agents alors qu'on sait très bien l'équilible familial figure une place primordial dans l'éxécution de notre tâche ; une rémunération dans le début de carrière peu motivante... Bref il faut une réforme du statut de métier de surveillant car la vie change, les mentalités évoluent, le pays se modernise ... N'oublions jamais que le surveillant pénitentier protège la socièté civile de tous ses maux...

  • Jean claude, le 04/05/2009 à 21h14

    Bjr je crois surtout qu ils manifestent pour des augmentations de salaires si ca vas pas ils demissionnent point

  • Karl, le 04/05/2009 à 19h52

    Faisant suite à toutes ces manifestations, j'aimerai dire à certains d'entre vous que nous ne faisons pas un travail facil: quand bien meme que certains se complaisent à nous critiquer sans aucune impunité, mais je voudrais dire à ceux là, que notre metier devient de plus en plus difficile et ceci sans aucune reconnaissance de notre hierarchie! je voudrais rendre hommage à tous mes collegues , qui sont morts dans l'exercice de leurs fonctions! ceux là meritent les plus grand honneurs mais generalement c'est toujours à titre posthume: hélas!!

  • Kiki, le 04/05/2009 à 19h22

    J'invite ceux et celles qui critiquent les personnels pénitentiaires à passer le concours de surveillant et une fois à l'école qu'ils restent avec nous au lieu de démissionner. Il est lamentable de lire certrains commentaires surtout concernant les salaires. Au bout de 25 ans de pénitentiaire, mon salaire atteint à peine les 2000 ?/mois sans prime de nuit ou de dimanche. Les conditions n'ont vraiment pas évoluées dans le bon sens depuis que je suis entrée. Plus les jours passent et plus je constate la dégradation de nos conditions de travail. Notre vie familiale s'en ressent, notre santé en prend également un coup. Beaucoup de gens ne s'aperçoivent pas que nous vivons avec des horaires décalés chaque jour avec une tension psychologique permanente car nous devons rester vigilant pendant un minimum de 6 heures car il y a toujours un risque même si nous essayons de ne pas y penser. Cela fait partie de notre quotidien à nous.

  • Max, le 04/05/2009 à 18h24

    A force de créer un délit par jour, et de mettre en prison tout et n'importe quoi, c'est sur que l'exaspération doit être totale. Et apres on entend dire que Dati est une ministre courageuse qui a réformé.... Mais elle a reformé quoi ? l'organisation de sa garde robe ?

  • Mat 11, le 04/05/2009 à 17h45

    Pour loucky brasil c'est pas 2000 euro mais 1380 quand on debute et un week end de repos toutes les 6 semaine je parle meme pas des conges d été imposes de fin mai a mi juin et apres plus rien alors quand on sait pas on se tait ou on se renseigne.

  • Verso, le 04/05/2009 à 17h30

    Mme dati plus de 19000 ? de salaire sans compter les a cotés pour faire quoi??? rigoler avec les jeunes ump,faire les plateau tv,aller au mariage princier et pour les problemes envoyer les crs!!!

  • Yann, le 04/05/2009 à 17h21

    Ce qui me révolte plus je lis les post sur LCI c'est qu'il semble inconcevable pour de nombreux français de défendre son emploi et sa situation quelle qu'elle soit. Il est tout de même stupéfiant qu'un si grand nombre de mes concitoyens se laissent berner et bercer par les opérations de communication de nos dirigeants. Ouvrez le yeux, les gens ne manifestent pas leur mécontentement par égoïsme, encore moins par fainéantise (que nombre d'entre vous semblent affubler comme caractéristique de gauche ou d'origine étrangère), beaucoup de français manifestent leur mécontentement pour avoir la possibilité de travailler dans des conditions décentes! Votre égoïsme est irrecevable encore plus dans la situation actuelle. Il est temps de changer les règles du jeu

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