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Les gendarmes interviennent à Fleury-Mérogis et Fresnes


le 04 mai 2009 à 06h56
Temps de lecture
3min
Gendarmes et personnels pénitentiaires devant la prison de Fresnes, le 4 mai 2009

Gendarmes et personnels pénitentiaires devant la prison de Fresnes, le 4 mai 2009 / Crédits : LCI

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JusticeLe "blocage progressif" par les surveillants est en cours dans de nombreuses prisons. Les syndicats appellent à "poursuivre et amplifier l'action".

Le "blocage progressif" des prisons par les personnels pénitentiaires a débuté tôt lundi matin par des actions symboliques, notamment devant les deux grandes prisons parisiennes : Fleury-Mérogis et Fresnes. Les surveillants, qui protestent contre des conditions de travail qui se dégradent en raison de la surpopulation, n'ont pas le droit de faire grève ; ils entravent donc les accès aux prisons par des barrages routiers et tentent d'empêcher l'entrée et la sortie des enceintes.

Les gendarmes mobiles ont délogé dans la matinée les manifestants des deux sites, pour permettre à des fourgons de la gendarmerie de procéder à des extractions de détenus, sortant sous les huées des surveillants. "On n'est pas là pour se battre avec les forces de l'ordre. On est là pour défendre notre bifteck, notre profession", a lancé un surveillant. Les extractions, écrous et visites de professionnels sont donc en théorie bloqués, mais pas les parloirs.

Quelles suites pour le mouvement ?

Le mouvement touche 120 des 194 prisons françaises selon l'Ufap, premier syndicat de surveillants. A l'origine du mouvement de "ras-le-bol" des surveillants, l'Ufap-Unsa,  FO-Pénitentiaire et la CGT-Pénitentiaire se sont réunies lundi après-midi à la prison de Fresnes et ont appelé à "poursuivre et amplifier l'action". Et si la ministre de la Justice ne fait aucune proposition, les  syndicats avaient annoncé la semaine dernière que la protestation monterait d'un cran avec un blocage étendu aux intervenants extérieurs, visiteurs de prison et avocats notamment.

Rachida Dati avait tenté jeudi dernier de calmer le jeu en invitant les syndicats place Vendôme. Elle avait notamment proposé de revoir les obligations de ronde toutes les deux heures pour surveiller les détenus fragiles, dénoncées par le personnel, et d'arrêter les contrôles renforcés sur les congés maladies. Cela n'a eu aucun effet. La Chancellerie a cependant indiqué que sa "porte reste ouverte" pour une éventuelle réunion mardi matin avec les trois principaux syndicats.
 
D'après agence

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  • Gillou : Pas de prisonniers,pas de prisons.Liberte egalite fraternite

    Le 05/05/2009 à 07h51
  • Corsica : En corse , certes la mobilisation a été moins importante que sur le continent (les établissements ont une moins grande capacité) mais le mouvement a été suivi et la police est intervenu à ajaccio pour débloquer la porte de l'établissement . Nos conditions de travail se dégradent de jour en jour et notre rythme de travail est infernal , ca fait 3 ans que je suis rentré dans l'administration pénitentiaire ,oui ca a été un choix mais ca ne donne pas le droit à notre hiérarchie de faire joujou avec ses personnels comme de vulgaire pion ( ou comme on le dit dans notre jargon de "porte-clefs") alors oui nous allons nous battre jusqu'au bout.

    Le 04/05/2009 à 21h30
  • Kad : Il y a un gros problème qui perdure depuis fort longtemps dans la profession du métier de surveillant. En effet, on demande déjà énormèment à ceux ou à celles d'accomplir cette profession dans des conditions de travail difficiles voires insupportables tant dans les maisons centrales que les maisons d'arrêts : vétustés des locaux, surpopulation pénale, le rythmes des agents devient incommensurable avec un seul RH derrière un Matin-Nuit ; un Week-end tous les six semaines ou quasi-nul ; les vacances scolaires avec les enfants sont totalement inexistantes pour les agents alors qu'on sait très bien l'équilible familial figure une place primordial dans l'éxécution de notre tâche ; une rémunération dans le début de carrière peu motivante... Bref il faut une réforme du statut de métier de surveillant car la vie change, les mentalités évoluent, le pays se modernise ... N'oublions jamais que le surveillant pénitentier protège la socièté civile de tous ses maux...

    Le 04/05/2009 à 21h21
  • Jean claude : Bjr je crois surtout qu ils manifestent pour des augmentations de salaires si ca vas pas ils demissionnent point

    Le 04/05/2009 à 21h14
  • Karl : Faisant suite à toutes ces manifestations, j'aimerai dire à certains d'entre vous que nous ne faisons pas un travail facil: quand bien meme que certains se complaisent à nous critiquer sans aucune impunité, mais je voudrais dire à ceux là, que notre metier devient de plus en plus difficile et ceci sans aucune reconnaissance de notre hierarchie! je voudrais rendre hommage à tous mes collegues , qui sont morts dans l'exercice de leurs fonctions! ceux là meritent les plus grand honneurs mais generalement c'est toujours à titre posthume: hélas!!

    Le 04/05/2009 à 19h52
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