Le Conseil d'Etat examine le recours de Villepin

le 20 mai 2009 à 06h00 , mis à jour le 19 mai 2009 à 18h15

L'ex-Premier ministre conteste la régularité de son renvoi en correctionnelle dans l'affaire Clearstream, accusant Nicolas Sarkozy d'avoir violé dans ce dossier le "droit au procès équitable".

Dominique de Villepin Image d'archives © Abacapress.com

Retour sous les feux de l'actualité pour l'affaire Clearstream. C'est aujourd'hui que le Conseil d'Etat examine le recours formé par Dominique de Villepin contre son renvoi devant le tribunal correctionnel dans le cadre de ce dossier. L'ancien Premier ministre conteste la validité de l'ordonnance des juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy le renvoyant en correctionnelle notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse" en accusant le Président Sarkozy, partie civile dans ce dossier, d'avoir influer sur la procédure judiciaire dans le but de "satisfaire ses intérêts personnels".
  
L'ancien Premier ministre vise en particulier un décret du président de la République prolongeant le juge Pons dans ses fonctions au pôle financier de Paris pour clore le dossier Clearstream le 17 novembre alors que le magistrat avait été nommé à Montpellier où il devait prendre ses fonctions le 3 novembre. Il demande à la plus haute juridiction de l'ordre administratif d'annuler le décret, ce qui pourrait entacher d'irrégularité l'ordonnance de renvoi du dossier Clearstream.
  
"Le détournement de pouvoir auquel le Président de la République s'est livré, en maintenant Henri Pons dans ses fonctions, dans le seul but de poursuivre l'information dans laquelle il est partie civile, constitue à l'évidence une violation (...) du droit au procès équitable", explique Me Yves Richard, avocat de Dominique de Villepin, dans son mémoire au Conseil d'Etat.
  
Intérêt à agir « contesté »
 
La requête de l'ex-Premier ministre pourrait cependant ne pas être jugée sur le fond. Le Conseil d'Etat a en effet écrit en avril aux parties pour leur signifier qu'il envisageait de contester l'intérêt à agir de M. de Villepin contre ce décret. L'avocat de Dominique de Villepin plaidera mercredi après-midi devant la plus haute juridiction administrative, avant que le rapporteur public, dont les conclusions  sont généralement suivies par la haute juridiction, ne se prononce sur ce dossier. L'arrêt sera ensuite mis en délibéré.
  
Le procès de M. de Villepin soupçonné d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream est prévu du 14 septembre au 14 octobre 2009 devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Ces dates doivent être confirmées lors d'une audience de fixation le 27 mai.

le 20 mai 2009 à 06:00
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6 Commentaires

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  • Help !, le 23/05/2009 à 01h56

    Ils sont plus nombreux qu'on ne croit les gens qui soutiennent Dominique de Villepin en France et à l'étranger. Nombreux aussi ceux qui pensent que dans cette affaire la justice est instrumentalisée, et que certains médias sont "sous influence"...

  • Nanard, le 20/05/2009 à 18h37

    ça fait trois jaloux Villepin Royal et Bayrou que ferait t ils pas pour avoir sa place.

  • Pascal, le 20/05/2009 à 11h02

    Louis, PARIS : Et vice versa

  • Edmond Dantes, le 20/05/2009 à 10h20

    De Villepin a entièrement raison de dénoncer les agissements de Sarkozy.

  • Louis, le 20/05/2009 à 09h57

    Il n'y a même pas besoin de l'affaire Cleastream .Les déclarations calomnieuses de Mr de VIllepin contre le chef de l'etat sur toutes les antennes de France et de Navarre confirme bien qu'il veut sa peau!!!

  • Thomas, le 20/05/2009 à 08h07

    Cet homme est une honte, il ferait mieux de se cacher comme son copain Dray.

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