Techniciens et enquêteurs sur les lieux du sabotage d'un TGV, en novembre 2008 © TF1/LCI"Si la mise en examen d'une personne ne préjuge en rien de sa culpabilité, sa remise en liberté au cours de l'information judiciaire ne saurait être interprétée comme le signe de l'absence ou l'insuffisance de charges contre elle", a déclaré vendredi dans un communiqué Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris. La remise en liberté du jeune homme, détenu pendant plus de six mois à la prison de la Santé, a suscité de nombreuses réactions d'associations et de personnalités de gauche qui l'ont interprétée comme un "fiasco judiciaire".
Sabotages SNCF : l'entretien exclusif avec le témoin sous X
<b>Exclusif - </b>Le témoignage sous X qui a conduit à l'interpellation de 9 personnes dans l'affaire des sabotages de lignes TGV en 2008 ne serait pas crédible. Ce témoin anonyme s'est exprimé sur TF1. Il parle de "pressions policières".
Publié le 30/11/2009
Julien Coupat, 34 ans, soumis à un "strict contrôle judiciaire", reste mis en examen pour "direction ou organisation d'un groupement formé en vue de la préparation d'un acte de terrorisme ", "dégradations de biens en réunion en relation avec une entreprise terroriste", et "refus de se soumettre à un prélèvement biologique en relation à titre connexe avec une entreprise terroriste", rappelle le procureur de la République qui précise également que "cette mise en examen repose sur des charges significatives recueillies lors de l'enquête préalable, puis lors de l'information judiciaire qui a permis, par des investigations menées tant en France qu'à l'étranger, d'asseoir davantage la mise en cause de l'intéressé".
De son côté, Julien Coupat a fait appel du contrôle judiciaire qui lui a été imposé et qui l'astreint notamment à verser une caution de 16.000 euros, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris sera ainsi amenée dans les prochaines semaines à se prononcer sur ce contrôle judiciaire. Outre le versement de cette caution, le contrôle judiciaire impose à Julien Coupat qu'il demeure chez lui à Montreuil ou chez ses parents à Rueil-Malmaison. Le contrôle judiciaire lui interdit en outre de sortir d'Ile-de-France et lui impose d'aller pointer une fois par semaine au commissariat de Montreuil où il devra laisser ses papiers d'identité.
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