© AFPLes responsables de l'entente syndicale réunissant l'Ufpa-Unsa, FO et la CGT-Pénitentiaire sont en colère et n'entendent pas se faire imposer d'«ultimatum» par la Chancellerie. Ils étaient sortis déçus mardi soir d'une journée entière de négociations au ministère de la Justice, promettant de consulter "la base" avant de rendre un avis sur le document soumis à leur approbation. Or "le premier sentiment n'est pas brillant, ça n'est pas accueilli avec une grande joie", a déclaré mercredi matin Jean-François Forget, de l'Ufap. "La Chancellerie nous a imposé d'être là à 11 heures pour qu'on lui donne un retour sur son document mais on n'y sera pas, on n'est pas en état", a ajouté le leader syndical. "On ne nous a pas conviés pour discuter, on nous a imposé d'être là, la ministre a besoin de ce document pour l'exploiter tant au Conseil des ministres que dans l'hémicycle" (au Parlement, ndlr), a affirmé Jean-François Forget.
"Il ne s'agit en aucun cas d'un ultimatum ou d'une convocation. Nous attendons les syndicats dès que possible en espérant qu'on puisse trouver un accord pour mettre fin à ce conflit compte tenu des avancées proposées hier)", a pour sa part déclaré Didier Guillaume, le porte-parole de Rachida Dati. "Notre porte reste bien évidemment ouverte (...) On attend le retour des consultations", a-t-il insisté. "J'ai confiance en leur sens des responsabilités" (des surveillants, ndlr) a déclaré pour sa part Rachida Dati mercredi matin sur RMC.
Le "relevé de conclusions" soumis par le ministère à l'aval des personnels prévoit notamment de renforcer les surveillances de nuit dans les plus petits établissements, de revoir les modalités des "surveillances spéciales" de détenus potentiellement suicidaires, ou encore la création d'un bureau d'aide sociale au 1er juillet. "C'est insuffisant, en terme d'emplois il n'y a rien!", avait protesté mardi soir Céline Verzeletti, de la CGT.
Au troisième jour du mouvement de blocage des prisons, des "piquets" formés de palettes enflammées barraient mercredi matin les accès de nombreux établissements. Les forces de l'ordre sont à nouveau intervenues, notamment à la prison de la Santé à Paris, pour permettre le passage des fourgons cellulaires.
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