Le policier s'est réfugié dans ce restaurant Mac Donald's © TF1/LCIUn rapport balistique remis à la juge chargée d'enquêter sur la mort d'un supporter du PSG, tué par le tir d'un policier, Antoine Granomort, en 2006 près du Parc des princes, contredit la version du fonctionnaire sur le déroulement des faits, ont indiqué jeudi des sources proches du dossier. Selon les conclusions de ce rapport daté du 25 mars, le policier était debout et tenait son arme à l'horizontale au moment du tir, a indiqué jeudi le Parisien. L'ancien fonctionnaire, révoqué de la police après une condamnation pour escroquerie, a toujours expliqué avoir utilisé son arme alors qu'il essayait de se relever après avoir été projeté au sol par des personnes qui l'avaient frappé.
Antoine Granomor a tué avec son arme de service un supporter du PSG, Julien Quemener, 25 ans, un "ultra" selon la police, et blessé grièvement un autre, Mounir Douchaer, 26 ans, autre membre du club des "Kop" en tirant un seul coup de feu. Le drame est intervenu le 23 novembre 2006 à l'issue d'un match au Parc des Princes entre le PSG et le club israélien de Tel-Aviv. Une centaine de hooligans s'en étaient pris à un jeune Français juif qui quittait le stade avec trois amis. Le jeune homme de 23 ans avait alors été protégé par le policier martiniquais en civil qui s'était retrouvé encerclé par un groupe de personnes qui, selon son témoignage, hurlaient "On va vous tuer ! On va vous niquer !".
Légitime défense ?
Interrogée par l'AFP, Me Florence Rault, avocate du policier, a jugé les conclusions du rapport balistique "incohérentes et peu sérieuses". "Les experts ont travaillé avec des pelotes de ficelle en se basant sur les déclarations de Mounir Douchaer. On ne peut dans ces conditions être sûr de la trajectoire de la balle. Cela ne remet pas en cause la légitime défense", a estimé l'avocate en rappelant que son client avait "défendu un jeune juif que l'on voulait lyncher".
L'ex-policier a été placé sous le statut de témoin assisté dans ce dossier où la thèse de la légitime défense a été privilégiée. "On a fait peu de cas des victimes dans ce dossier où il y a eu un mort et un blessé grave. Tout cela parce que les déclarations initiales du procureur ont accrédité la thèse de la légitime défense", a déclaré Me Gilbert Collard, avocat de Mounir Douchaer. "Je ne vois pas comment la version de M. Granomor peut coïncider avec les impacts du tir", a poursuivi l'avocat qui espère que les juges "tireront les conséquences des conclusions des experts en mettant en examen le policier".
Retour MYTF1
Chargement en cours...





