"Pas d'accord en l'état", le blocage se poursuit

le 05 mai 2009 à 07h24 , mis à jour le 05 mai 2009 à 15h33

La tension reste forte dans la plupart des prisons françaises, alors qu'une délégation de surveillants est reçue au ministère de la Justice.

Heurts devant la prison de la Santé à ParisHeurts devant la prison de la Santé à Paris © LCI

Le blocage des prisons françaises se poursuivait  mardi pour le deuxième jour consécutif. Lundi, les extractions de détenus ont été perturbées dans les deux tiers des  prisons selon les syndicats, dans moins de la moitié d'après l'Administration  pénitentiaire. Très tôt mardi, les surveillants se sont rassemblés devant les portes de leur établissement dans toutes les régions. Ils ont été la plupart du temps délogés en douceur. Aux Baumettes à Marseille, où des barricades ont été dressées aux deux  entrées, les surveillants ont joué au chat et à la souris avec les forces de  l'ordre. "Ce sont des extractions courantes qui sont bloquées, il n'y a pas de gros procès touché", a indiqué sur place Vincent Matha, délégué du syndicat  Ufap-Unsa, l'une des trois organisations avec FO et la CGT regroupées au sein  d'une entente syndicale.

En région parisienne, l'intervention des forces de l'ordre a été plus  musclée. A Fleury-Mérogis (Essonne), les surveillants ont été délogés mardi matin, pour la troisième fois en 24h avec usage de bombes et grenades  lacrymogènes. A Fresnes (Val-de-Marne), les surveillants se sont écartés au moment où les  forces de l'ordre ont chargé pour éviter de se faire à nouveau gazer comme la  veille. A Paris, la maison d'arrêt de la Santé, épargnée lundi, a fait l'objet d'une tentative de blocage avec des barricades de palettes et de  pneus. Les policiers sont intervenus à plusieurs reprises pour les déloger, ce  qui a donné lieu à une série de mêlées. "On n'est pas des voyous", criaient les surveillants, portant des masques  chirurgicaux. L'utilisation d'une arme électrique a été là encore condamnée par  les syndicats.

Woerth : "Il faut arrêter là"

Les leaders de l'entente syndicale sont arrivés très remontés à une réunion au ministère de la Justice, interrompue à la mi-journée. Aucun accord n'a été trouvé "en l'état", selon les syndicats.  Jean-François Forget (Ufap-Unsa) a parlé d'un climat "assez douloureux et  tendu". Il a précisé que les discussions "dureront le temps nécessaire" et que  "ce sont les personnels qui jugeront". "Il faut que les copains restent mobilisés", a dit Christophe Marquès (FO).  "La pénitentiaire est à l'agonie et on ne va pas la soigner en deux heures",  a-t-il dit.

Le porte-parole de Rachida Dati a lui affirmé qu'il y avait "déjà un point d'accord" sur l'abrogation des instructions prévoyant des "surveillances spéciales" (une ronde toutes les 2-3 heures) des détenus jugés potentiellement suicidaires. Selon lui, les discussions portent également sur l'affectation dans  les petits établissements (60 sur 194) de 177 des 1.264 créations d'emplois prévus en 2009 dans l'Administration pénitentiaire.
 
D'après agence

le 05 mai 2009 à 07:24
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32 Commentaires

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  • 29, le 07/05/2009 à 22h00

    En réponse à FLEUR29: la différence entre le métier de surveillant et celui d'infirmière est que l' IDE a choisi son métier, le surveillant pénitentiaire est avant tout un métier alimentaire. Même si d'avis de plusieurs personnes ceux ci sont plutôt correctement payés, il faut noter que les revendications ne portent aucunement sur les salaires, mais sur les conditions de travail et les difficultés que rencontrent les personnels pour mener à bien la mission qui leur est confiée, à savoir garde et réinsertion des détenus

  • Fleur29, le 06/05/2009 à 23h03

    Effectivement bigoude, bien vu je suis infirmiére diplomé d'état travaillant dans un centre hospitalier, par conséquent je connais par coeur le travail en w.end ,jour férié ,garde de nuit,et le contact auprés de populations trés diverses pouvant aller de la personne agée au toxicomane,aux malades mentaux,..................et effectivement comme tu le précise les gens effecuant les métiers que j'ai nommé entre autres(usine,...) n'ont pas les contraintes des w.end mais ils ont d'autres contraintes et d'une l'obligation de se taire, bien souvent méme pas la possibilité d'étre syndiqué ,...mais cependant ces gens ont le droit tt d'abord au respect ils effectuent des travaux physiquement éprouvant ,trés peu rémunéré , travaille en 3/8,............et n'ont pas la sécurité de l'emploi................alors je persiste a dire que les surveillants de prison n'ont pas à se plaindre sur certains points notamment le salaire .

  • Bigoude, le 06/05/2009 à 21h21

    Fleur 29 tu dois etre de l education national ou infirmiere pour avoir ses propos je vuet juste preciser que sur le salaire des surveillant avantageux comme tu dis le trouver il y a les contraintes des nuits ainsi que les week end ce que ne font pas les autres metiers que tu as cité

  • Fleur29, le 06/05/2009 à 15h23

    Pour répondre a jhon, tous d'abord, ce concours ne m'aurait déja pas intéréssé et en second plan, des concours j'en ai passé étant moi méme fonctionnaire , et qu'avant d'étre fonctionnaire il a déja fallu que je passe d'autre concours afin d'avoir un DIPLOME eh oui ds certaines administration publics il faut des DIPLOMES, et la fonction de gardien de prison sans en dire davantage ,figure toi que je la connais bien plus que tu ne l'imagines!!!!!!!et je pourrais t'en parler pendant des heures eh OUI

  • Jhon, le 06/05/2009 à 14h41

    Pour repondre a fleur29 . brest .pour gagner 1850 euros il faut d abord passer l examen pour etre gardien .et il faut le reussir .le concour ne doit pas etre dans tes possibilites . avant de parler de la prison il faut y avoir travailler ...... facile de juger ......

  • Fleur29, le 06/05/2009 à 13h46

    Bjr pour commencer quand on voit les surveillants de prison en photo sur le télégramme de brest en date du mardi 05 mai en train de sourire voir de rire au moment de leurs "gréve" excusez mais c'est un peu limite question de crédibilité.d'autre part quand on pense qu'il se plaignent de ne gagner que"1850euros!!!!" de salaire au bout de vingt de métier alors la je trouve cela honteux .pensent ils? a ts ces gens qui travaillent en usine,en maconnerie,ds les travaux publics,.....................eux ne gagneront jamais cela en 20 ans de métier et ne bénéficieront pas de la retraite a 55 ans bref je ne les plains pas les gardiens de prisons!!!!!

  • Bzh, le 05/05/2009 à 16h54

    Ils ont raison,leurs conditions de travail ne doivent pas etre evident tous les jours surtout,avec des gens qui ont commis des actes plus au moins grands tenez bon p.;s les surveillants dans les grandes prisons avec des gens très connus commencez par leurs rendre une vie plus chiante au moins pour une fois se sont les gros qui subiront les premiers

  • Philippe, le 05/05/2009 à 16h29

    A th de Brest , ok mais les gars qui prennent le volan à 4gr et riques de tuer sur ou ont tués sur la route ,sisi leurs place est en prisons.Quant au ministre ,quel pourris ce gouvernement . On débloque des milliards pour sauver les banques et rien pour les fonctionnaires. Vive la france !!!!!

  • Hervé, le 05/05/2009 à 15h52

    Denis de Melun : combien d'innocents pour combien de coupable ?

  • Th., le 05/05/2009 à 15h21

    Je travaille a la prison de brest.,.la seulle reponse aujourd h ui est la sanction.soit vous stoppe le mouvement sinon les sanctions financieres tomberont!!!!1 jour de salaire enleve par minute de greve.....tout en sachant que l on ne peux faire greve que lorsque nous sommes en repos!!!les prisons sont pleines de gens qui n ont rien a y faire( alcool au volant.toxicomane.malades mentaux).merci aux personnes qui nous soutiennent

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