Après sept heures de négociations au ministère de la Justice, les représentants de l'Ufap et de FO ont abouti à un nouveau texte. Une séance à laquelle s'était jointe la garde des Sceaux Rachida Dati vers 21h30 après le départ de la CGT-pénitentiaire, ulcérée par l'absence de propositions concrètes. Finalement, peu après 2 heures, un projet d'accord en 13 points a été conclu par l'Ufap et FO, contenant de "réelles avancées", notamment la garantie de 174 créations d'emplois s'ajoutant aux 177 déjà promises par la Chancellerie, a annoncé Christophe Marquès, de FO. Par rapport au texte rejeté mercredi par les surveillants, au troisième jour du blocage des prisons, le nouveau "a progressé sensiblement sur des créations d'emplois, sur les conditions de gestion de la détention", a ajouté Jean-François Forget, de l'Ufap (majoritaire).
Malgré la conclusion de cet accord, la situation restait incertaine jeudi matin en attendant le vote de toutes les assemblées générales. La tendance semblait aller vers la suspension du mouvement de protestation aux Baumettes à Marseille, à Gradignan (Gironde), Strasbourg, Corbas (Rhône), Saint-Quentin-Fallavier (Isère), Meaux et Fleury-Mérogis (Essonne) selon les syndicats.
En revanche, à la prison de la Santé à Paris (XIVe), une assemblé générale a voté la poursuite du mouvement, de même qu'à Dijon, Caen et Rennes. A Nice, le blocage a été levé jeudi matin mais une assemblée générale a toutefois rejeté "en bloc" les résultats des négociations avec la chancellerie, indique-t-on de source syndicale. A Fresnes (Val-de-Marne), une AG a réuni environ une soixantaine de personnels. "C'est insuffisant en termes d'effectifs", a affirmé Christophe Madeleine (FO-pénitentiaire). Les membres du personnel pénitentiaire attendent les nouvelles consignes des syndicats pour reprendre éventuellement leur action.
(D'après agence)








