Beyala perd son combat judiciaire contre Drucker

le 30 juin 2009 à 17h42 , mis à jour le 30 juin 2009 à 17h47

Calixthe Beyala poursuivait l'animateur de télévision pour rupture de contrat. Elle assurait avoir écrit un livre à sa place mais n'avoir jamais reçu les 200.000 euros promis.

Michel Drucker Pascal SevranL'animateur télé Michel Drucker. © TF1-LCI

L'écrivaine Calixthe Beyala, auteure notamment de C'est le soleil qui m'a brûlée, Les honneurs perdus ou La petite fille du réverbère, et qui revendique une liaison avec Michel Drucker entre 2004 et 2006, a été déboutée mardi de l'action qu'elle avait intentée à Paris contre l'animateur de télévision pour rupture de contrat. L'écrivaine française d'origine camerounaise dit avoir écrit un livre à la place de Michel Drucker mais n'avoir jamais reçu les 200.000 euros qu'il lui avait promis.

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En juin 2005, un contrat de commande d'ouvrage avait été conclu entre Michel Drucker et les éditions Albin Michel, pour un livre d'entretiens où le présentateur télé devait répondre aux questions de Régis Debray. Un projet avait été rédigé mais l'ouvrage n'avait pas été publié.

"Aucun élément sur un accord financier"

A l'audience du 18 mai, Calixthe Beyala, 48 ans, avait affirmé avoir rédigé les réponses de l'animateur aux questions de Régis Debray, puis avoir envoyé un premier manuscrit aux éditions Albin Michel, en 2006. "Il m'avait promis 200.000 euros en échange de mon travail, mais il a refusé de me les donner quand on s'est séparés en 2006", avait témoigné l'auteure. De son côté, l'avocat de Michel Drucker avait opposé un démenti catégorique. "Il n'y a aucun élément dans le dossier sur un accord financier", avait plaidé Me Jean-Pierre Mignard, dénonçant "la stratégie perverse et sournoise de Mme Beyala".

Dans un jugement rendu mardi, la 3e chambre civile du TGI de Paris a constaté que Calixthe Beyala avait bien "réalisé une synthèse des réponses apportées par Michel Drucker" à trois des douze questions posées par Régis Debray. Toutefois, note le tribunal, "ce travail n'est en rien l'empreinte de sa propre personnalité. Or ne sont susceptibles de protection par le droit d'auteur que les oeuvres originales. Le travail de Mme Beyala, conclut-il, n'est donc qu'un travail technique et elle ne peut revendiquer une quelconque qualité d'auteur". A ce titre, la 3e chambre a débouté l'écrivaine, la condamnant même à verser un euro à Michel Drucker pour procédure abusive.

D'après agence

le 30 juin 2009 à 17:42
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