La liberté conditionnelle de Le Floch-Prigent révoquée

le 16 juin 2009 à 22h26 , mis à jour le 16 juin 2009 à 22h28

La cour d'appel de Versailles a révoqué mardi partiellement, à hauteur de six mois, la libération conditionnelle de l'ancien PDG d'Elf Loïk Le Floch Prigent qui peut désormais être interpellé à tout moment.

Loïc Le Floch-Prigent, poursuivi dans l'affaire ElfLoïc Le Floch-Prigent, poursuivi dans l'affaire Elf © TF1/LCI

La cour d'appel de Versailles a révoqué mardi partiellement, à hauteur de six mois, la libération conditionnelle de l'ancien PDG d'Elf Loïk Le Floch Prigent qui peut désormais être interpellé à tout moment, a-t-on appris de source judiciaire. Dans son arrêt, la chambre d'application des peines de la cour d'appel juge que Loïk Le Floch-Prigent, qui avait bénéficié d'une libération conditionnelle en juin 2005, "a manqué à l'obligation d'indemniser la partie civile en proportion de ses facultés contributives". Le 12 juin 2007, un juge d'application des peine (JAP) parisien avait révoqué la libération conditionnelle de Loïk Le Floch-Prigent qui avait fait appel de cette décision. La cour d'appel de Paris avait annulé la décision du JAP. L'arrêt avait ensuite été cassé par la cour de cassation qui, en mai 2008, a renvoyé l'affaire à la cour d'appel de Versailles.
 
Loïk Le Floc-Prigent n'a "pas souhaité bénéficier de sa retraite afin qu'elle ne soit pas saisie", selon l'arrêt de la cour de Versailles. Il a toutefois "subitement bénéficié de la somme de 505.256,40 euros venant d'un compte (...) dont il a indiqué ne pas connaître jusqu'à présent l'existence". L'arrêt souligne également qu'il "est démontré que les obligations de la libération conditionnelle autres que celle d'indemniser la partie civile avaient été respectées et que le Trésor public avait été intégralement payé". Cette somme a effectivement été payée à la partie civile.
 
L'ancien PDG d'Elf a également assuré travailler pour plusieurs chef d'Etat africains sans rémunération. "Affirmation qui n'est établie par aucun élément et qui est peu crédible", souligne la cour d'appel. "Force est de constater que, au fur et à mesure du déroulement de la procédure, Loïk Le Floch-Prigent a peu à peu trouvé des fonds qui lui permettaient de procéder à certains règlements, ce qui est bien entendu positif pour le dénouement de la mesure de libération conditionnelle", souligne l'arrêt. Cependant ceci "permet aussi d'établir que les facultés contributives de l'intéressé sont plus importantes qu'il ne le déclare, puisque lui-même se dit surpris de sommes figurant dans certains comptes dont il affirme n'avoir pas eu connaissance", est-il ajouté.
 
PDG de 1989 à 1993 du géant pétrolier français, il avait été condamné le 12 novembre 2003 à 5 ans de prison et 375.000 euros d'amende dans le volet principal de l'affaire Elf. Dans le volet Dumas/Deviers-Joncour, la cour d'appel de Paris l'avait condamné à 30 mois d'emprisonnement ferme, le 29 janvier 2003. Enfin, le 25 mai, le tribunal correctionnel l'a une nouvelle fois condamné, cette fois-ci à 15 mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende. Il a également ordonné la confusion de la peine de M. Le Floch-Prigent avec ses précédentes condamnations. L'ancien numéro un d'Elf a effectué 5 mois et demi de détention provisoire en 1996 (juillet-novembre), puis 14 mois entre fin janvier 2003 et avril 2004, date à laquelle il a bénéficié d'une suspension de peine pour raisons de santé. M. Le Floch-Prigent avait ensuite bénéficié d'une mesure de liberté conditionnelle. M. Le Floch-Prigent peut encore se pourvoir en cassation.

le 16 juin 2009 à 22:26
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13 Commentaires

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  • DOM, le 17/06/2009 à 15h21

    Jean-Luc, 1) quel rapport avec Sarkozy ? 2) es-tu certain qu'il a était hué ?

  • Gigi43, le 17/06/2009 à 12h05

    Je ne vois pas pourquoi il y a des critiques envers notre Président, i n'est pour rien. de plus pour ses detracteurs qi disent qu'il est coléreux, ce n'est écrit nulle part et eux que feraient-ils à sa place????

  • Jay, le 17/06/2009 à 10h57

    Pour info sarko ne s'est pas fait hué a libreville,les cris et les sifflets etaient plutot adressées aux medias en reference aux imprecisions qui ont entouré l'annonce de la mort de bongo,trop drole l'ump,ils en ont bien tous profité !!!

  • Jean bernard, le 17/06/2009 à 10h27

    Pourquoi pousser les hauts cris il y a des choses plus grave a la limite cela ne nous concerne pas.Les licenciements a la chaine ca c est vraiment capital.

  • Hc, le 17/06/2009 à 09h28

    à jean luc:" tout ce qui est excessif est sans valeur." C'est à dire nul

  • Alain, le 17/06/2009 à 09h13

    Jean-Luc d'Ivry Gargan : facile de toujours attaquer Sarkozy ! S'il a été hué à Libreville, c'est la France qui a été huée ! ! Franceafrique dure depuis des decennies Le fiston de Mitterand a trempé dans cette affaire ainsi que Dumas, Danielle Mitterand et Chirac. Alors arrêtez de prendre pretexte de cette information pour critiquer le Président actuel qui n'y est pour rien ! Par contre Dumas est libre et cela ne vous dérange pas ?????

  • Le baron, le 17/06/2009 à 08h19

    Quand conprendrez vous que les les socialos sont de beaux donneurs de leçons ! des belles âmes! des gens généreux! qui ne pensent qu'aux autres et qui ont le sens du sacrifice...

  • Benêt, le 17/06/2009 à 07h13

    Quelles sont les banques où ce pauvre homme a des comptes d'ouverts à son nom ???? Il se peut que moi aussi, sans la savoir, j'ai de l'argent qui n'attend plus que je le dépense.

  • Franck, le 17/06/2009 à 07h00

    C'est pourri le systeme financier ou que vous alliez dans tous les domaines , il y a le vert dans le fruit.

  • Staph, le 17/06/2009 à 02h24

    Vivement demain que j'ouvre mon courrier ; avec un peu de bol, et beaucoup de chance, j'aurais peut-être moi aussi un super relevé de compte créditeur avec plein de chiffres ! Ah ben non, pas possible, contrairement à ce monsieur, moi je ne suis pas amnésique, et je sais bien que j'ai pas 500 000 ? ni même 500 ? je ne sais où... Ce genre de chef de très grosse entreprise nuit à l'image de tous les autres petits patrons et artisans, qui rappelons le sont le premier employeur en France. Comment voulez-vous ensuite que les salariés s'investissent dans leur boulot plutôt que de manifester pour un oui, un non, ou un je ne sais quoi que parfois eux-même ignorent tellement ils sont dégoûtés quand on voit ce genre d'affaire ?

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