L'ouverture du procès AZF à Toulouse, le 23 février 2009 © TF1-LCILe procès AZF est entré dans sa dernière ligne droite avec le début des plaidoiries mardi. Les avocats des parties civiles au procès de la catastrophe de l'usine toulousaine, qui avait fait 31 morts en 2001, ont demandé une sanction exemplaire à l'encontre des prévenus, la filiale chimie de Total Grande Paroisse et l'ex-directeur d'AZF Serge Biechlin.
AZF : le parquet fait appel
Il conteste la relaxe générale prononcée jeudi par le tribunal correctionnel de Toulouse dans l'explosion de l'usine AZF qui avait fait 31 morts en 2001l'enquête.
Publié le 20/11/2009
AZF : relaxe générale au bénéfice du doute
Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Toulouse a estimé impossible de conclure avec certitude que l'accident, qui a fait 31 morts en 2001, était dû au problème de stockage relevé par l'enquête.
Publié le 19/11/2009
AZF : l'heure du jugement
La justice se prononce jeudi sur la cause de l'explosion de l'usine AZF, qui avait fait 31 morts en 2001, et sur les poursuites visant les sociétés et dirigeants du groupe Total, responsables de l'usine.
Publié le 19/11/2009
"Nous demandons justice, une sanction exemplaire", a plaidé l'avocate de l'Association des familles endeuillées, Me Stella Bisseuil. "Si le risque n'avait pas été pris délibérément à plusieurs niveaux, il n'y aurait pas eu d'explosion. Ce risque a été pris. Si le risque est pris, c'est qu'il fournit son effet: la facilité, l'économie, le gain de temps. Quand le risque est pris, il faut payer et c'est ceux qui ne l'ont pas pris qui ont payé le prix le plus fort", a lancé l'avocate. "La sécurité doit passer avant toute autre considération", a-t-elle ajouté, stigmatisant l'attitude du groupe Total. L'avocate des parties civiles a reproché au groupe industriel sa "mauvaise foi", "l'activation de fausses pistes" comme la thèse de l'attentat islamiste, un "manque de loyauté" dans la recherche des causes et l'absence d'excuses aux victimes.
"Un nouveau, on lui disait des généralités" sur la sécurité
Pour les experts judiciaires, l'explosion est due au déversement par accident de déchets comportant du DCCNa, du chlore pour piscine, sur un tas de nitrate d'ammonium, utilisé comme engrais ou explosif industriel, deux produits qui deviennent très dangereux au contact l'un de l'autre. La défense de Grande Paroisse dénonce quant à elle cette hypothèse.
Me Christophe Lèguevaques, avocat de la mairie de Toulouse et de l'Association des sinistrés du 21 septembre, a relevé de son côté "une série d'erreurs, de négligences et de fautes" sur le site d'AZF. "Quand on accueillait un nouveau, on lui disait des généralités" sur la sécurité et "rien sur l'incompatibilité des produits", a-t-il ajouté.
De nombreuses parties civiles, parfois les larmes aux yeux, ont félicité Me Stella Bisseuil à l'issue de sa plaidoirie. La vingtaine d'avocats des parties civiles, plus de 2.800 personnes ou entités, doivent plaider jusqu'au 23 juin. Le procès, qui a débuté le 23 février, doit se terminer le 30 juin par une audience consacrée aux intérêts civils, c'est-à-dire les demandes de dédommagements.
Retour MYTF1
AZF : le parquet fait appel
Chargement en cours...





