Dominique Sopo, président de SOS Racisme © LCILe président de SOS Racisme Dominique Sopo et trois cadres de l'association, placés en garde à vue depuis mardi dans le cadre de l'affaire Julien Dray, ont été remis en liberté dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'un de leurs avocats, Me Patrick Klugman. Ces gardes à vue avaient débuté mardi avant une perquisition dans les locaux parisiens de SOS Racisme dans le cadre de l'enquête sur des mouvements de fonds suspects au profit du député PS Julien Dray. Un autre membre de SOS Racisme placé en garde à vue mardi avait été remis en liberté auparavant et une sixième personne avait été entendue comme témoin mardi par la Brigade financière.
Les policiers enquêtent notamment sur les liens entre l'association et le député socialiste de l'Essonne, cofondateur de SOS Racisme en 1984. Deux collaborateurs de Julien Dray, qui ont été permanents de l'association, sont notamment épinglés dans un rapport de la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin. Tracfin les soupçonne d'avoir perçu de l'association Les Parrains de SOS Racisme et du mouvement lycéen la Fidl des chèques pour un montant de 127.377 euros qu'ils auraient ensuite reversés pour partie à Julien Dray.
"Une déstabilisation politique"
SOS Racisme a fait l'objet d'une "mise en cause totalement injustifiée", a affirmé jeudi l'un de ses avocats, Me Patrick Klugman. "Il y a eu des fantasmes, des contre-vérités dans les médias, orchestrés parfois par les autorités", a-t-il estimé. A sa sortie de garde à vue, "Dominique Sopo était très détendu. Ses premiers mots étaient qu'il avait cours ce matin (jeudi) et des conseils de classe dans l'après-midi", a confié l'avocat, précisant que M. Sopo, qui est enseignant, allait "s'expliquer très rapidement sur le fond de l'affaire", pour "laver l'association de tout soupçon".
Depuis l'ouverture de cette enquête, dirigée par le parquet de Paris, les avocats de Julien Dray et de ses proches dénoncent leur mise en cause sur la place publique alors qu'eux-mêmes sont dans l'incapacité de se défendre, n'ayant pas accès au dossier. "La tactique d'enquête employée vise avant tout à une déstabilisation politique et non à une recherche sereine de la vérité", a déclaré Me Léon-Lef Forster, avocat du député et vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, annonçant le dépôt d'une nouvelle plainte contre X pour "violation du secret professionnel". A ce jour, Julien Dray, principal protagoniste de l'affaire n'a toujours pas été entendu, mais a été convoqué, selon son avocat.
D'après agence
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