© INTERNESept personnes, des pharmaciens et responsables de deux cliniques privées de Reims, ont été mises en examen mercredi pour une escroquerie présumée envers la CPAM portant sur plusieurs centaines de milliers d'euros, a-t-on appris de source judiciaire. Selon un communiqué du parquet de Reims, la fraude, évaluée à 200.000 euros sur une seule année, durait depuis plusieurs années. Elle consistait à faire prendre en charge par la CPAM de la Marne des médicaments et du matériel médical nécessaires aux patients hospitalisés, en utilisant leur carte vitale, alors que le prix de journée versé aux établissements englobait l'intégralité du traitement. Tous les achats concernés se faisaient auprès d'une seule pharmacie localisée à proximité d'une des deux cliniques.
Les mises en examen pour "escroquerie et complicité d'escroquerie" concernent le PDG du groupe de cliniques rémoises Courlancy, deux directeurs généraux de cliniques du groupe et deux pharmaciens travaillant pour la société Courlancy. Deux autres pharmaciens d'une officine de Reims ont été mis en examen pour les mêmes chefs dans ce dossier. "C'est une enquête informatique qui a révélé une atypie administrative et financière dans les comptes de cette pharmacie", a expliqué à l'AFP Alain Gautron, le directeur de la CPAM de la Marne à l'origine de la plainte. Selon M. Gautron, la fraude porterait notamment sur des médicaments onéreux utilisés par des patients atteints de cancer pour un préjudice estimé, pour ce seul type de traitement, à quelque 68.000 euros.
"Nous pensons que la fraude est en place depuis presque dix ans et que le préjudice pourrait atteindre 2 à 3 millions d'euros", a-t-il dit. Le PDG du groupe Courlancy s'est défendu mercredi, lors d'un point presse, de toute fraude, assurant que "les prescriptions ont été données en bonne et due forme par des praticiens dont la compétence n'est pas mise en doute". Il a évoqué une divergence d'interprétation entre la CPAM et son groupe quant "aux règles relatives à la prise en charge des séjours hospitaliers". Les sept mis en examens ont été placés sous contrôle judiciaire avec obligation de verser des cautions d'un montant total de 1,7 million d'euros.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





