De la prison requise contre les pirates de Sarkozy

le 07 juillet 2009 à 17h26 , mis à jour le 07 juillet 2009 à 17h56

Des peines de prison allant de six mois avec sursis à 4 ans fermes ont été requises à l'encontre de huit personnes accusée d'avoir piraté les comptes de Nicolas Sarkozy.

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Le parquet de Nanterre a requis mardi des peines de prison allant de six mois avec sursis à 4 ans fermes à l'encontre de huit personnes qui avaient participé, à des degrés divers, à une escroquerie dont Nicolas Sarkozy avait notamment été victime. Les huit prévenus, dont trois comparaissent détenus, étaient poursuivis pour  "escroquerie en bande organisée". Ils étaient accusés d'avoir utilisé les  coordonnées bancaires d'abonnés à Canal+ et de faux papiers d'identité, pour  ouvrir des lignes de téléphone en s'assurant la confiance des vendeurs, qui outrepassaient alors les règles. Les téléphones étaient ensuite revendus.

Le procureur, Marie-Aimée Gaspari, a requis une peine de quatre ans de  prison ferme, peine plancher, à l'encontre du cerveau de l'affaire, Ama M'Bodji, 30 ans.  Elle a requis 18 mois d'emprisonnement et le maintien en détention à  l'encontre d'Abdoul Aziz Thiam, 31 ans, "le lieutenant", selon Mme Gaspari, et  deux ans d'emprisonnement et le maintien en détention à l'encontre de Bocar  M'Boh, 27 ans, "maillon déterminant". 18 mois de prison dont 12 avec sursis ont été requis à l'encontre de la  concubine du "cerveau", Fatou Diouf, 30 ans, qui était absente lors du procès.  La jeune femme avait déjà été interpellée en mai 2008 pour falsification. 12  mois de prison avec sursis ont été requis à l'encontre d'Assane Barry, 32 ans. 6 mois et 10 mois de prison avec sursis ont été requis à l'encontre de deux  vendeurs d'une boutique SFR de Mantes-la-Jolie, qui avaient ouvert 9 et 24  lignes.

Quant à une employée d'une boutique Orange de Rouen (Seine-Maritime), 18  mois de prison dont 12 avec sursis ont été requis à son encontre. La procureur a  estimé qu'il s'agissait d'un "maillon déterminant du trafic", la vendeuse étant  responsable de 84 des 148 lignes ouvertes.
Revenant sur les nombreuses critiques émises à l'encontre du procès, pour  lequel Nicolas Sarkozy s'était porté partie civile, et qui se tient après  seulement neuf mois d'instruction, Marie-Aimée Gaspari a parlé de "critiques  acerbes, infondées". "Nous ne savions pas à quelle forme de délinquance nous nous confrontions",  a-t-elle encore dit. Le jugement devait être rendu mardi soir.

(D'après agence) 

le 07 juillet 2009 à 17:26
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3 Commentaires

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  • Tacsman5, le 08/07/2009 à 03h23

    On ne touche pas à la couronne !

  • Julien, le 07/07/2009 à 19h42

    Les sanctions auraient-elles été les mêmes si les pirates s'étaient attaqués à un citoyen lambda ? J'aurai ma réponse si je ne suis pas publié de toute façon.

  • Mz, le 07/07/2009 à 18h44

    Que des noms qui sonnent bien... A Lyon il y a des boutiques de tél. pour lesquelles on se demande pourquoi la police ne les ferme pas ! Puisqu'on est dans les escroqueries, petite anecdote : Notre bon maire de gauche s'est gargarisé pendant des semaines, tout fier d'avoir fait ouvrir un « super pôle de vente et de vie » dans une banlieue de Lyon. Et d'avoir fait en sorte que les gens embauchés soient en majorité des gens du quartier. Nombre de grosses enseignes se sont ouvertes là bas. Premier bilan chez un gros faiseur en hifi/électroménager (étoile Jupiter pour ne pas donner de nom) après un mois ½ : super ventes (vu les prix cassés pas étonnant, les petits magasins lyonnais ne leur disent pas merci !), énorme chiffre d'affaire mais bizarre gros trou dans la compta !. Après 2 jours d'enquête, 2 caissières un vigile et 2 magasiniers en taule (enfin d'après les médias) : dès le jour d'ouverture ils avaient détourné écrans géants, ordinateurs (genre 15 pc portables), etc. Il ne faut pas dire qu'ils se sont laissé tenté, non, c'est du normal pour eux, c'est ce qu'ils faisaient avant (sauf qu'ils ne touchaient pas de salaire pour ça, le recel leur suffisait !) Depuis on entend plus les élus, et les enseignes se feront attaquer pour discrimination à l'embauche, la routine, pauvre France ?

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