© AFPLe parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a ouvert une information judiciaire jeudi contre X après des incidents survenus entre la police et des manifestants le 8 juillet à Montreuil au cours desquels Joachim Gatti, 34 ans, avait perdu un oeil. Le jeune homme qui participait à un rassemblement de soutien à des expulsés d'un squat, avait reçu un tir de flash-ball. Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, les policiers avaient riposté aux projectiles des manifestants en utilisant le flash-ball, une arme controversée.
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Tir de flash-ball à Marseille: l'homme est décédé
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Marseille : un homme dans un état critique après un tir de flash-ball
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Le flash-ball est une arme de 4ème catégorie utilisée dans sa version "Super pro" (deux canons superposés) par les policiers et les gendarmes. A dix mètres de distance (avec une portée utile de quinze mètres), sa balle fait l'effet d'un uppercut donné par un bon boxeur. "Le parquet de Bobigny a ouvert aujourd'hui une enquête judiciaire contre X pour les chefs de violences ayant entraîné mutilation et infirmité permanente sur l'une des victimes, qui a perdu un oeil, et pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique suivies d'une incapacité temporaire de travail de 8 jours ou n'ayant pas entraîné d'incapacité sur trois autres personnes", a précisé la source judiciaire. L'enquête a été confiée à un juge d'instruction de Bobigny.
Pas de légitime défense
Joachim Gatti avait déposé plainte et l'Inspection générale des services (IGS), la police des polices, compétente pour Paris et la petite couronne, avait été saisie. L'IGS a rendu son rapport mercredi et celui-ci "comporte des éléments constituant des présomptions graves sur les faits visés", a-t-on encore indiqué de source judiciaire. L'instruction permettra de "déterminer parmi ceux qui sont susceptibles d'être mis en cause qui est à l'origine des blessures ? Quel est l'auteur des coups ?", a souligné cette source. D'après le quotidien Le Monde daté du 31 juillet, l'auteur du tir est un policier de la brigade anticriminalité (BAC), qui "ne se trouvait pas en situation de légitime défense".
L'IGS, qui a entendu M. Gatti et les fonctionnaires de la BAC à plusieurs reprises, aurait conclu que le fonctionnaire "n'était pas directement menacé", poursuit le quotidien. Cet incident avait entraîné quelques jours plus tard une manifestation contre les "violences policières", émaillée d'échauffourées à Montreuil. Elus, associations et syndicats de gauche avaient réclamé un moratoire sans délai sur l'usage des armes de type flash-ball à l'origine, selon eux, de plusieurs cas de blessures graves à la tête.
(D'après agence)
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