Image d'archives © AbacapressLa polémique a fait rage toute la journée de vendredi, après la publication dans Le Monde et sur Médiapart d'extraits du rapport de synthèse des policiers de la Brigade financière (BF) concernant Julien Dray. Après avoir gardé le silence la majeure partie de la journée, l'élu est sorti de son silence en début de soirée. Sur son blog, il a posté un long message intitulé "Les chiens aboient, la caravane passe." "Depuis sept mois, j'ai appris à ne pas me laisser impressionner par ces folies médiatiques subites, où chacun répète ce que son voisin a dit, se gardant bien de vérifier la véracité de ses propos", écrit-il avant de déclarer "tout ce qui a été écrit depuis ce matin [...] est faux." Le député avance également : "Il y a un rapport d'enquête de police, au contenu inverse de ce que l'on en raconte depuis ce matin, et qui établit même qu'il n'y a rien derrière l'essentiel des accusations initiales."
Le retour du guerrier
Blanchi par la justice, Julien Dray est sorti du silence dimanche. Il a eu beau dire qu'il n'est "pas revanchard", avant de reprendre son "rôle de soldat" du PS, il a réglé ses comptes dimanche, avec la direction du PS en particulier Benoît Hamon et deux titres de presse.
Publié le 20/12/2009
Dray n'ira pas devant le tribunal
Le parquet de Paris a infligé un simple rappel à la loi au député de l'Essonne après l'enquête sur des mouvements de fonds suspects provenant d'associations et de certains de ses proches.
Publié le 17/12/2009
Dray devrait échapper aux poursuites
Selon Le Monde, le parquet de Paris recommande le classement sans suite de l'enquête sur des mouvements de fonds suspects visant le député socialiste Julien Dray.
Publié le 17/12/2009
Julien Dray bientôt fixé sur son sort
La Brigade financière doit remettre ce mardi ses conclusions. Il reviendra alors au parquet de décider, probablement d'ici Noël, s'il classe l'affaire, ou si elle ira jusqu'au tribunal.
Publié le 15/12/2009
Julien Dray : "Le PS m'a pris en otage"
L'élu de l'Essonne, écarté des listes des régionales, critique le "comportement incompréhensible" du Parti socialiste et dénonce la "théorie du lavage de linge sale en famille".
Publié le 05/12/2009
Dray candidat aux régionales, envers et contre tous
Absent de la liste des candidats socialistes pour les régionales dans l'Essonne, Julien Dray maintient sa candidature et accuse le PS.
Publié le 29/11/2009
Dray bloqué par le PS de l'Essonne pour les régionales
Le PS de l'Essonne n'a pas retenu la nuit dernière Julien Dray sur la liste soumise au vote des militants début décembre. Il ne pourra se présenter que s'il obtient un classement sans suite de son affaire.
Publié le 24/11/2009
Les avocats de M. Dray ont également réagi à ces fuites dans la presse en annonçant leur intention d'attaquer en justice Médiapart et Le Monde. Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin a de son côté fait savoir qu'"aucune décision" n'était encore prise concernant d'éventuelles suites pénales à donner à cette affaire. Les deux articles de presse faisaient état d'un renvoi en correctionnelle de M. Dray et d'une "demi douzaine" de personnes. M. Marin a donné jusqu'au 25 septembre aux avocats pour faire d'éventuelles observations, avant un classement sans suite de l'enquête ou une citation directe devant le tribunal.
43.500 euros par mois
Les policiers enquêtent depuis le 10 décembre 2008 sur des mouvements financiers entre la Fidl (organisation lycéenne), Les Parrains de SOS Racisme et M. Dray, par l'intermédiaire de deux de ses proches. Ces mouvements de fonds suspects sont évalués au total à environ 350.000 euros entre 2005 et 2008, le plus souvent sous forme de chèques. Les enquêteurs soupçonnent ainsi la Fidl d'avoir versé quelque 23.000 euros à une proche collaboratrice de M. Dray, dont une partie importante aurait été reversée à l'élu socialiste. Dans ce rapport, écrit au terme de l'enquête menée par le parquet, les enquêteurs épinglent également Les Parrains de SOS Racisme, émanation de l'organisation antiraciste destinée à régler les dépenses en espèces de l'association.
Deux proches collaborateurs de M. Dray auraient ainsi perçu des Parrains des virements pour des prestations non établies et en auraient reversé une importante partie au député. Ils auraient même, selon les enquêteurs, bénéficié d'un système de fausse facturation. Au cours de leurs auditions, M. Dray et ses deux proches auraient justifié ces versements par des prêts à des périodes où M. Dray rencontrait des difficultés financières. Sur les quatre dernières années, les dépenses annuelles moyennes de M. Dray se seraient ainsi élevées, selon les policiers, à 521.919 euros (soit environ 43.500 euros par mois) pour des revenus inférieurs, estimés à en moyenne 407.854 euros (34.000 euros par mois).
(Avec agence)
Retour MYTF1
Le retour du guerrier
Chargement en cours...





