© TF1-LCIQue les maris ou épouses infidèles prennent garde ! Les petits mots doux envoyés discrètement par SMS à leur amant(e) pourront désormais servir de preuve pour justifier un divorce aux torts de la moitié cavaleuse. Ainsi en a décidé la Cour de cassation dans un arrêt rendu le 17 juin et dont le Monde se fait l'écho ce jeudi. "En matière de divorce, la preuve se fait par tous moyens, le juge ne peut écarter des débats un élément de preuve que s'il a été obtenu par violence ou fraude", dit la plus haute juridiction française.
La Cour a cassé un arrêt de la cour d'appel de Lyon prononçant un divorce aux torts exclusifs de l'épouse malgré la présentation d'un SMS intercepté comme preuve, lit-on dans cet arrêt. C'était la première fois que le sujet était abordé. La cour d'appel de Lyon avait rejeté en mars 2007 le SMS compromettant relevé sur le téléphone portable du mari. Elle estimait en effet qu'il avait été obtenu par une violation du secret des correspondances et une atteinte à l'intimité de la vie privée et elle avait donc prononcé un divorce aux torts exclusifs de l'épouse.
La Cour de cassation rejette donc cet argument. Tant qu'il ne peut être démontré que la preuve a été obtenue par violence ou fraude, elle est recevable, tranche la Cour de cassation. L'épouse avait fait retranscrire par huissier le message échangé entre son mari et sa maitresse, qui serait sans équivoque. Sa teneur n'est pas reproduite par la Cour de cassation. Selon Le Monde, l'épouse bafouée a assuré avoir vu ce message par hasard en retrouvant un combiné perdu par son mari.
Plus de 152.000 divorces ont été prononcés en France en 2005, selon les dernières statistiques officielles. Globalement, environ un mariage sur trois finit par un divorce en moyenne et davantage dans les grandes villes.
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