Yvan Colonna © TF1/LCILa procédure judiciaire opposant Yvan Colonna à Nicolas Sarkozy trouvera son épilogue au mieux 2012, voire en 2017. La 1ère chambre civile du TGI, suivant l'avis du parquet, a ordonné mercredi un "sursis à statuer jusqu'à l'expiration du délai d'un mois après la cessation de fonctions" de l'actuel chef de l'Etat, selon une décision lue publiquement.
Yvan Colonna se marie en prison en présence de Mgr Gaillot
L'homme de 50 ans, qui sera jugé à partir du 2 mai pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, s'est marié jeudi matin avec une femme de 38 ans à la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne.
Publié le 03/03/2011
Yvan Colonna aura la bague au doigt ce jeudi
Le berger corse âgé de 50 ans se marie jeudi matin à la prison de Fresnes. A partir de mai, il sera jugé pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac.
Publié le 03/03/2011
Colonna condamné à un an ferme pour détention d'armes
Le berger corse était en possession de ces armes lors de son arrestation. Des peines de dix mois à trois ans de prison avec sursis ont en outre été prononcées contre quatre des cinq personnes soupçonnées de l'avoir aidé durant sa cavale.
Publié le 08/07/2010
Yvan Colonna, condamné à la prison à vie pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, arrêté en 2003, reproche au chef de l'Etat de l'avoir présenté publiquement comme l'assassin avant son procès, notamment le 5 janvier 2007 lors d'un déplacement en Corse-du-Sud, du temps où il était encore ministre de l'Intérieur. "Vous pensez qu'il est l'assassin, comme vous l'avez dit le jour de son arrestation?", avait demandé un journaliste à Nicolas Sarkozy à propos d'Yvan Colonna. "Si, vous le savez ! Il n'y a pas que moi qui le pense. Sinon je ne pense pas qu'on l'aurait gardé en prison", avait répondu M. Sarkozy. Déjà le 4 juillet 2003, il s'était félicité lors d'une réunion publique de l'arrestation de "l'assassin du préfet Erignac". Mais ces propos sont aujourd'hui prescrits.
Colonna devrait faire appel
Me Pascal Garbarini, l'un des avocats de Colonna, a affirmé qu'il "envisage(ait) bien évidemment" d'interjeter appel de la décision du TGI, intervenant après le double échec de la procédure en référé, en avril 2007 puis en appel en avril 2008. "La décision est sans surprise. Nous connaissions la loi. Ce qui pose problème c'est que le principe voulant que le président soit inattaquable est en contradiction avec celui de l'égalité du citoyen devant la loi", a ajouté Me Garbarini. "Cette décision est conforme aux textes applicables et à l'Etat du droit", a pour sa part estimé Me Thierry Herzog, avocat du chef de l'Etat.
Yvan Colonna, qui a toujours clamé son innocence dans l'affaire Erignac et s'est pourvu en cassation après le verdict d'appel du 27 mars 2009, avait encore fait allusion aux propos de Nicolas Sarkozy au cours de ce second procès d'assises. Il avait dénoncé les "pressions" exercées selon lui par le président de la République sur la justice pour le faire condamner.
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