Propos "off" de Sarkozy : une journaliste entendue

le 23 juillet 2009 à 18h55 , mis à jour le 23 juillet 2009 à 19h05

C'est la seconde audition de la journaliste dans le cadre de l'enquête sur la diffusion sur internet de propos hors antenne de Nicolas Sarkozy.

Sarkozy UE France 3Nicolas Sarkozy sur le plateau de France 3 le 30 juin 2008 © DR

Une journaliste de France 3 a été entendue ce jeudi pour la deuxième fois par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BBRDP). Elle a été convoquée dans le cadre de l'enquête sur la diffusion sur internet de propos hors antenne de Nicolas Sarkozy. Les syndicats SNJ et SNJ-CGT avaient appelé à la grève à France 3 jeudi  matin "par solidarité" avec cette journaliste de la rédaction nationale, Carine  Azzopardi. Le mouvement a été suivi par 4,89% du personnel de la chaîne publique, entraînant des perturbations sur plusieurs journaux de la mi-journée ("12-13"), remplacés par des éditions "tout en images", a indiqué la direction. "Il a suffi de moins d'une heure aux enquêteurs de la BRDP pour être  convaincus que Carine Azzopardi n'avait rien à faire dans leurs locaux", écrit  dans un communiqué le SNJ, qui demande à la direction de France 3 de lever sa  plainte.

France 3 a déposé plainte le 8 juillet 2008 pour "vol, recel et contrefaçon"  après la diffusion sur internet d'une vidéo montrant Nicolas Sarkozy sur le  plateau de la chaîne publique, hors antenne, avant un passage au journal "19/20"  le 30 juin 2008. A la suite de cette plainte, la police avait convoqué et entendu le 1er  avril quatre journalistes, deux de France 3 et deux du site Rue89, qui avait  diffusé ces images. Début juillet, le journaliste de France 3 Joseph Tual avait  été entendu une deuxième fois. Tous étaient ressortis libres, sans être mis en accusation. Ils avaient  dénoncé une manoeuvre d'"intimidation" de la police pour révéler leurs sources.

Sarkozy vexé par un technicien

Sur cette vidéo, visionnée à plusieurs centaines de milliers de reprises, Nicolas Sarkozy semblait très mécontent qu'un technicien de France 3 ne lui ait pas rendu son salut avant l'interview. Il avait également demandé au journaliste de  France 3 Gérard Leclerc combien de temps il était resté "au placard". Me Antoine Comte, avocat du site Rue89, a de son côté écrit au parquet de  Paris pour lui demander de communiquer le dossier de l'enquête, un geste inédit dans ce cadre procédural, pourtant accordé aux avocats de Julien Dray et de ses  proches dans une enquête pour abus de confiance. "Il doit y avoir une égalité de traitement: les avocats des journalistes de  France 3 ou de Rue89, entendus en tant que témoins, doivent avoir les mêmes droits que M. Dray, entendu dans le même cadre juridique", a expliqué à l'AFP Me  Comte.

(D'après agence)

le 23 juillet 2009 à 18:55
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14 Commentaires

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  • Fabrice, le 24/07/2009 à 16h54

    Si ce présentateur n'est pas capable d'être poli avec l'interlocuteur qu'il a en face qu'il se limite à présenter le journal et les vidéos diffusées mais qu'il n'interviewe pas! Et quand je vois le commentaire de Poe de Paris qui cautionne le fait qu'on puisse ne pas retourner le salut que l'on vous fait, je me demande où il a été éduqué celui-là.... remarque, c'est un parisien!!! Je comprends que les étrangers trouvent les français arrogants et mal polis...

  • Barbie, le 24/07/2009 à 16h23

    Il y pense depuis longtemps. Il aura surtout réussi son pari : apparaître comme le « candidat du peuple » qui parle « vrai », le candidat de la « rupture » qui dit pouvoir réformer la France, mais aussi le candidat d'une droite décomplexée qui assume ses « valeurs » ? autorité, respect, morale, travail. Une campagne au cours de laquelle il abordera sans fard des sujets inhabituels pour un homme politique, comme les souffrances de la vie, l'amour, ou la quête de sens. « La France se donnera à celui qui la désirera le plus », a dit un jour Nicolas Sarkozy. Le rêve de sa vie.

  • Le mobbbing, le 23/07/2009 à 23h27

    Ouui le mobbing est bien une maladie national,sauvons le sud sauvons la france

  • L, le 23/07/2009 à 21h47

    Ou ça une démocratie?

  • Josie, le 23/07/2009 à 21h46

    Tout comme vous sur ce site, au nom de sa liberté d'expression, Nicolas Sarkozy à le droit d'exprimer son mécontentement lorsqu'il salue quelqu'un et que celui-ci ne lui répond pas. Qu'on soit de droite ou de gauche, on peut rester poli. Tous les jours je croise des gens que je n'apprécie pas forcément, ça ne m'empêche pas de les saluer.

  • VIX, le 23/07/2009 à 21h25

    Il existe une tradition qui veut que les journalistes ne publient pas les propos échangés "en privé" avec les hommes politiques avant ou après des émissions radio ou télé . Les journalistes de France 3 n'ont pas respecté cette règle. C'est tout .

  • Poe, le 23/07/2009 à 21h19

    Je pense que dans une république chaque citoyen est libre de ces choix. Je ne suis pas pour ce président et je pense que ce technicien n'est pas pour lui non plus. Il l'a simplement ignoré, pas insulté. Il a fait simplement jouer son droit d'être un être libre. Je ne suis pas croyant, va t'on me crucifier si je ne rends pas son salut au Pape ou à n'importe quel représentant d'une religion sur terre. Je pense qu'on est libre mais dans mon usine certains ne saluent leur patron. Il ne l'est poursuit pas en justice pour autant. Par contre on peut avoir des convictions pour ou contre quelque chose , on a le droit de l'exprimer mais je ne suis pas d'accord quand on se sert de ce droit pour le diffuser à titre politique ou médiatique. En France la liberté c'est aussi respecter celui qu'on aime pas.

  • Eric, le 23/07/2009 à 21h18

    Franchement, la police n'a que ça à faire ???

  • Chl, le 23/07/2009 à 21h18

    Trop de démocratie tue la démocratie

  • Chl, le 23/07/2009 à 21h16

    La démocratie conduit a l'hyper laxisme....

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