Deux Français inculpés par la justice ivoirienne

le 06 août 2009 à 16h16 , mis à jour le 06 août 2009 à 16h19

Deux Français, un homme d'affaire et un conseiller du président Gbagbo, ont été inculpés notamment pour complicité d'enlèvement et séquestration par la justice ivoirienne. Le journaliste franco-canadien a disparu d'Abidjian en avril 2004.

Guy-Andre Kieffer © DR

Nouvelle passe d'arme franco-ivoirienne dans l'affaire de la disparition du journaliste Guy-André Kieffer. Quelques jours après la diffusion d'un témoignage mettant en cause l'entourage présidentiel, le parquet d'Abidjan a inculpé fin juillet deux Français, a déclaré le procureur de la République Raymond Tchimou à l'afp, confirmant une information du quotidien Libération. Interrogés par l'AFP, les deux hommes ont dit être poursuivis pour "complicité d'arrestation arbitraire, enlèvement et séquestration". Ils ont tous deux "démenti formellement toute implication dans cette affaire". Le procureur Tchimou a indiqué se trouver actuellement à Paris dans le cadre d'une commission rogatoire internationale pour entendre trois autres Français dont il souhaite la mise en examen.
  
En juillet 2008, peu après l'annonce d'une convocation de la Première dame Simone Gbagbo par le juge français enquêtant sur cette affaire, Tchimou avait déjà avancé une "piste française" pour élucider ce dossier. Il avait demandé l'inculpation de quatre Français qui avaient fait partie d'une société d'expertise sur le cacao pour laquelle Kieffer avait travaillé comme consultant. Outre Aron-Brunetière, il avait cité Eric Latham, Stéphane de Vaucelles et Robert Dulas. Deux de ces Français, qui dirigeaient cette société, Commodities Corporate Consulting (CCC), chargée en 2001 de restructurer la filière cacao, auraient proféré "des menaces de mort" à l'encontre de Kieffer, avait affirmé le procureur. Le journaliste aurait en effet, selon Tchimou, exercé des "chantages" à partir d'informations compromettantes sur ces responsables et s'apprêtait même "à révéler un réseau de blanchiment d'argent" impliquant la CCC.
  
Les inculpations des deux Français sont intervenues quelques jours après qu'un nouveau témoin a évoqué l'implication de l'entourage de Simone Gbagbo dans la disparition du journaliste. Interrogé par la chaîne de télévision France 3, Alain Gossé, qui s'est  présenté comme un major de l'armée ivoirienne, avait montré du doigt la "garde rapprochée" de la Première dame. Me Rodrigue Dadjé, avocat de celle-ci, avait dénoncé un "témoignage faux et mensonger". Kieffer a été vu vivant pour la dernière fois le 16 avril 2004 sur un parking d'Abidjan, alors qu'il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de la Première dame. Son corps n'a jamais été retrouvé.

le 06 août 2009 à 16:16
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2 Commentaires

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  • Jojo, le 10/10/2009 à 13h17

    Les affaires speciales du kko, pourquoi avoir remuer dans de vases alors que la caisse stap crée par les blancs, a servie a tous et même inexistante a ce jour elle sert encore, comme disait le vieux a des journalistes vos cadres vous volent peut être disait il mais ils envois leur enfants etudiez en europe aux usa, et ivous formaient mes nouveaux cadres donc ou est le vol, par contre que vienne faire ces 4 francais, aucun n'est specialiste du kko ou kfé, peut être de placement avenue des champs elysés

  • Christiane, le 06/08/2009 à 18h20

    Ben voyons !!!! et vous êtes encore étonnés ?

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