Deux premiers rôles à la barre

le 23 septembre 2009 à 07h47 , mis à jour le 23 septembre 2009 à 09h24

Dossier : Clearstream : affaire d'Etat

L'ex-auditeur est poursuivi dans le dossier Clearstream pour avoir fourni à l'informaticien en 2003 des listings provenant de la société financière.

[Expiré] [Expiré] Clearstream Lahoud Villepin Bourges Gergorin Robert © AFP/Montage LCI.fr

Après l'ouverture très technique des débats  lundi, et l'audition de deux "seconds rôles" mardi, le procès Clearstream entre  mercredi dans le vif de la "manipulation", avec l'audition de Jean-Louis  Gergorin et Imad Lahoud, les deux faussaires présumés. L'une des tâches les plus ardues du tribunal correctionnel de Paris sera de  délimiter le rôle des deux hommes et de dire qui, du vice-président d'EADS ou de  son employé, a été le véritable instigateur de la falsification.
 
C'est le 8 octobre 2002 qu'Imad Lahoud rencontre pour la première fois  Jean-Louis Gergorin, alors qu'il déjeune avec son frère Marwan, un dirigeant  d'EADS. L'ancien trader sort alors tout juste de détention provisoire pour une  affaire de faillite frauduleuse. En janvier, Jean-Louis Gergorin présente Imad Lahoud au général Philippe  Rondot qui le met en relation avec la DGSE, service d'espionnage avec lequel  Imad Lahoud collaborera jusqu'en juillet. Durant cette période, en février 2003, Imad Lahoud rencontre le journaliste  Denis Robert à Metz. Celui-ci lui remet un CD-ROM contenant des listings  authentiques de Clearstream que lui a transmis secrètement en 2001  l'auditeur-stagiaire Florian Bourges.
 
Gergorin, corbeau ou pigeon ?
 
Fasciné par ces fichiers, Lahoud demande à rencontrer Florian Bourges. Ce  sera chose faite en septembre 2003. Dans un café de Courbevoie, le "Bistrot d'Edouard", il copie sur une clé USB biométrique de nouveaux fichiers de  compte. Des fichiers qui atterriront quelques mois plus tard, de manière anonyme,  sur le bureau du juge Renaud van Ruymbeke. Entre-temps, ils auront été falsifiés  et des noms ajoutés.
 
Si l'on sait aujourd'hui que les lettres anonymes et les faux listings ont  été envoyés au juge par Jean-Louis Gergorin, qui reconnaît les faits, et que des  traces des listings ont été retrouvées sur l'ordinateur d'Imad Lahoud, on ignore  toujours précisément lequel a introduit dans les listings les noms d'une centaine de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, afin de faire croire qu'elles  détenaient des comptes occultes. A plusieurs reprises, Jean-Louis Gergorin s'est plaint de ne pas être le  "corbeau", mais plutôt "le pigeon" de l'histoire, tandis qu'Imad Lahoud, qui n'a  cessé de varier dans ses déclarations, reconnaissait fin 2008 avoir ajouté le nom de Nicolas Sarkozy.
 
D'après agence

le 23 septembre 2009 à 07:47
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2 Commentaires

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  • Michel, le 23/09/2009 à 16h51

    De grâce, épargnez nous ce procès de fanfarons qui n'intéressent que les personnes impliquées. On s'en fout totalement.

  • Bob02500, le 23/09/2009 à 13h58

    Quand la justice sera égale a tous et la sa sera notres france merci bob02500

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