© TF1/LCIContrairement à sa femme, Jean-Paul Steijns, beau-père de Mélissa et Jason, morts empoisonnés en 2005, reconnaît les faits. Et il s'explique sur ce qui l'a poussé à commettre l'irréparable. Il a raconté, mardi, au deuxième jour de son procès devant les assises des Bouches-du-Rhône, comment il avait prêté main-forte à sa femme, par amour assure-t-il.
La veille du crime, le 17 septembre, Marie-Hélène Martinez, alors enceinte de huit mois, "me dit qu'elle a réfléchi par rapport à l'expulsion" qui se profilait après une série de loyers impayés, a raconté d'un ton détaché Jean-Paul Steijns, enfermé dans le box des accusés. Pour elle, "il était hors de question que les enfants aillent chez leur père" biologique et "la seule solution, c'était de s'en débarrasser (...) pour repartir sur des bases nouvelles".
"Pour moi ça allait les faire dormir"
"Au départ, je ne l'ai pas prise au sérieux, j'ai essayé de lui donner des arguments" pour l'en dissuader, mais "elle m'a fixé un ultimatum", menaçant de partir, affirme Jean-Paul Steijns, ajoutant : "je ne pouvais pas accepter de perdre ma femme". Selon lui, elle avait déjà "écrasé un tas de médicaments" et elle "m'a demandé de les incorporer à la viande" pour préparer les cannellonis qui devaient être servis aux enfants le dimanche soir.
A cette déclaration, Marie-Hélène Martinez, qui a à nouveau clamé son innocence lundi, l'invective, s'écrie : "ça suffit maintenant !" Quant au président de la Cour, Jean-Pierre Deschamps, il s'étonne : "On a du mal à comprendre que pour cet amour et cette passion, vous prenez ce risque considérable". "La quantité était assez petite, je n'imaginais pas que cela puisse provoquer leur mort, pour moi ça allait les faire dormir", avance l'accusé, qui dit avoir été "pris dans une spirale".
Les cadavres de Mélissa et Jason, 8 et 7 ans, avaient été retrouvés en octobre 2005 dans le coffre de la voiture de leur mère. Le couple, qui est poursuivi pour "attentat à la vie de mineurs de moins de 15 ans par l'administration de substances de nature à entraîner la mort avec préméditation", risque la réclusion criminelle à perpétuité. Marie-Hélène Martinez, qui est aujourd'hui mère d'une petite fille de deux ans, comparaît libre. Le verdict doit être prononcé vendredi.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




