L'heure du jugement pour les "Conti"

le 01 septembre 2009 à 07h47 , mis à jour le 01 septembre 2009 à 07h56

Sept ouvriers de l'usine Continental de Clairoix, poursuivis pour des dégradations dans la sous-préfecture de Compiègne, vont connaître leur jugement ce mardi.

Continetal Clairoix SarregueminesLes ouvriers de Continetal Clairoix à Sarreguemines, le 6 mai 2009 © TF1-LCI

Le tribunal de grande instance de Compiègne rend ce mardi son jugement dans l'affaire du saccage de la sous-préfecture de la ville en avril, pour lequel sept ouvriers de l'usine de pneumatiques Continental de Clairoix sont poursuivis. Des peines de 3 à 6 mois de prison avec sursis ont été requises à leur encontre. Tous sont poursuivis pour "destructions en réunion de biens au préjudice de l'Etat".

  • Condamnés à des amendes, les Conti crient "Victoire"

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    Publié le 05/02/2010 Condamnés à des amendes, les Conti crient "Victoire"
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L'Union syndicale Solidaires (Sud) a réclamé lundi "la relaxe pure et simple" des prévenus. "Ces poursuites judiciaires s'inscrivent dans toutes les tentatives de faire taire les Conti, par la répression, face à leur lutte déterminée contre les licenciements", déclare le syndicat qui exprime sa "solidarité totale avec les militants de Continental".

"Les véritables responsables sont les employeurs"

Le 20 août déjà, la CGT de l'Oise et la fédération CGT de la chimie avaient fait savoir qu'elles "considéreraient comme inacceptable que les salariés, les militants soient condamnés, dans un contexte où les véritables responsables sont les employeurs et les pouvoirs publics qui accompagnent les décisions".

Mais parmi les ouvriers poursuivis figure un personnage emblématique du combat des "Conti" et dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'est pas consensuel : le délégué CGT Xavier Mathieu. Ainsi, dans le même communiqué par lequel la CGT avait affirmé sa position en faveur des prévenus, figurait également une condamnation des "propos calomnieux" tenus par Xavier Mathieu envers Bernard Thibault. Le délégué CGT avait traité le numéro un de l'organisation de "racaille", "juste bon qu'à frayer avec le gouvernement".

D'après agence

le 01 septembre 2009 à 07:47
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1 Commentaires

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  • Robert, le 01/09/2009 à 09h15

    Quel que soit le problème et si douloureux soit il, rien ne justifie le saccage des lieux publics car c'est le contribuable qui paye les pots cassés. Aujourd'hui, Paysans, Ouvriers, Etudiants, Chauffeurs de taxi, Jeunes des banlieues et bien d'autres corporations, mettent des établissements publics a feu et a sang et s'étonnent d'être poursuivis. Chacun de nous devrait penser aussi au bien public et pas seulement à sa corporation sinon, la vie ne sera plus possible.

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