
Deux jours de recherches, et toujours rien. Jean-Pierre Treiber donne du fil à retordre aux forces de l'ordre, qui n'ont toujours pas retrouvé la trace du suspect numéro dans les meurtres de Géraldine Giraud et de Katia Lherbier. Les battues se concentrent dans la forêt d'Othe, autour de l'entrepôt où s'est rendu le camion à bord duquel le détenu s'est évadé de la maison d'arrêt d'Auxerre. Outre la zone que l'ancien garde forestier connaît bien, les alentours du village voisin de Bonnard sont particulièrement inspectés. "On est sur l'hypothèse où l'individu serait enterré dans le secteur", avait déclaré le colonel de gendarmerie Jean-Marc Detré. "Il a une particulière appétence pour les zones boisées", a dit le procureur de la République d'Auxerre, François Pérain, précisant toutefois que les enquêteurs recherchaient "tous les points de chute possibles". Environ 120 hommes, dont 6 en moto tout-terrain, quadrillent toujours un secteur "d'environ 50 km2" qu'aucune piste ne permet pour l'instant de restreindre, ce qui oblige les officiers "à maintenir les chiens en réserve".
Treiber était logé depuis le 10 octobre, mystère avant
Le procureur a détaillé dimanche le rôle des 4 complices mis en examen. Jean-Pierre Treiber serait arrivé "affamé et amaigri" chez son ami. L'ombre demeure sur le 1er mois de cavale.
Publié le 22/11/2009
Affaire Treiber : deux des six complices présumées libérées
Les quatre personnes toujours interrogées, trois hommes et une femme, devraient être présentés dimanche à un juge d'instruction à Auxerre, sauf si une nouvelle libération intervient dans l'intervalle.
Publié le 21/11/2009
Retour en cellule pour Treiber, "l'homme des bois"
Arrêté vendredi à Melun, le principal suspect de l'assassinat de Géraldine Giraud et de son amie Katia Lherbier a été incarcéré à Fleury-Mérogis aux premières heures de samedi.
Publié le 21/11/2009
Fin de cavale pour Treiber
Brice Hortefeux, a annoncé vendredi l'arrestation près de Melun du meurtrier présumé de katia Lherbier et Géraldine Giraud, en cavale depuis le 8 septembre. Trois couples, soupçonnés d'avoir aidé le fugitif, ont aussi été arrêtés.
Publié le 20/11/2009
"Aujourd'hui, nous n'avons aucun indice qui nous laisse penser que Jean-Pierre Treiber soit sorti du département", précise le commandant Perret, officier de communication de la gendarmerie pour la Bourgogne. Mais aucune piste n'est exclue : aéroports, ports et gares sont sous "étroite surveillance". "Jean-Pierre Treiber est vu un peu partout en France. Les enquêteurs sont en train de vérifier toutes les informations", a pour sa part assuré le procureur de la République d'Auxerre. Le maire de Douai et son épouse auraient ainsi vu l'évadé mercredi midi, en train "de courir comme un dératé" pour échapper à des gendarmes, après leur atterrissage dans le petit aéroport de Joigny, près d'Auxerre, en bordure de la fôret d'Othe. "Les gendarmes nous ont dit que l'homme aperçu était probablement celui qu'ils recherchaient", a expliqué le maire. Son témoignage est qualifié "d'intéressant" mais il n'est pas encore établi que la personne qu'il a vue est bien Jean-Pierre Treiber.
Une palette anormalement lourde...
Jean-Pierre Treiber, un ancien garde forestier de 47 ans, devait comparaître au printemps 2010 devant la cour d'assises de l'Yonne. Selon le parquet d'Auxerre, il s'est, mardi à la mi-journée, dissimulé dans un carton, qu'il avait préalablement fabriqué dans l'atelier de la prison, et qui a été transporté à bord d'un camion dans un entrepôt à une quinzaine de kilomètres de la maison d'arrêt, sur la commune de Bonnard. Le procureur a souligné que deux co-détenus "se trouvaient en garde à vue". Ces deux hommes font partie d'un groupe de six qui se trouvaient avec Treiber dans l'atelier de cartonnage de la prison. "Nous ne sommes pas sûrs à 100% qu'il ait pu bénéficier de complicités. C'est une hypothèse probable", a expliqué le procureur. Selon lui, "les moyens utilisés par M. Treiber sont particulièrement astucieux et démontrent une préparation. Il a utilisé les moyens du bord et a su utiliser les failles du système".
Selon le procureur, Treiber aurait "très probablement" quitté sa cachette au moment où le camion se trouvait à proximité de l'entrepôt, et non sur le parking d'un supermarché où les salariés de l'entreprise de cartonnage avaient fait leur pause déjeuner. "Nous avons le témoignage d'un salarié de l'entreprise selon lequel l'une des trois palettes de ce chargement était anormalement lourde", a-t-il expliqué. D'autre part, les enquêteurs ont retrouvé un sac plastique qui "aurait pu contenir des vêtements". "Il va falloir faire parler ce sac plastique, rechercher des empreintes, rechercher l'ADN", a ajouté le procureur. C'est dans la propriété de Treiber, à Villeneuve-sur-Yonne, toujours dans la même région, que les corps de Géraldine Giraud, 36 ans, fille du comédien Roland Giraud, et de Katia Lherbier, 32 ans, disparues depuis le 1er novembre 2004, avaient été retrouvés le 9 décembre suivant, au fond d'un puisard.
Le témoignage du maire de Douai :
D'après agence
| Le plan Epervier déclenché pour retrouver le 2e fugitif |
Le plan Epervier a été déclenché mercredi soir dans le sud de l'Ardèche où Mohamed Amrani, évadé mardi de la prison de Joux-en-Ville (Yonne) où il purgeait une peine de 18 ans de réclusion criminelle, a été aperçu, a indiqué jeudi la gendarmerie. Condamné pour un braquage avec tentative de meurtre, le fugitif est considéré comme dangereux. Mercredi, le parquet de Privas avait indiqué que "Mohamed Amrani (avait) été aperçu sur Vallon-Pont-d'Arc" et qu'il était recherché dans une "zone boisée et accidentée". Selon les gendarmes, Mohamed Amrani avait déjà tenté de s'évader à plusieurs reprises. Le plan Epervier est un dispositif de quadrillage d'une zone destinée à retrouver un fuyard. Mercredi, c'est une variante du plan Epervier, le plan Milan, qui avait été déclenché dans l'Yonne, pour chacun des deux évadés. |
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Treiber était logé depuis le 10 octobre, mystère avant
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