Le palais de Justice de Metz © TF1-LCI"J'avais demandé que l'affaire soit requalifiée en coups et blessures avec arme. Ce qui est arrivé est dramatique mais, pour moi, c'est une personne qui s'est énervée et qui a mis un coup de couteau, ce n'est pas une tentative de meurtre". Après la décision de renvoi de sa cliente, Me Stéphane Massé n'a pas caché sa déception. La mère de famille dont il assure la défense, et qui avait poignardé en 2007 un juge des enfants à Metz parce qu'elle ne supportait pas d'être séparée de son fils, a été renvoyée devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle pour répondre de tentative de meurtre aggravé.
13 ans de réclusion pour avoir poignardé un juge à Metz
Une peine de 13 ans de réclusion criminelle a été prononcée lundi à Nancy contre une mère reconnue coupable de tentative de meurtre d'un juge des enfants à Metz en juin 2007. Une affaire qui avait fait grand bruit.
Publié le 03/05/2010
Agée de 35 ans et toxicomane au moment des faits, Fatiha Benzioua encourt la réclusion criminelle à perpétuité. L'affaire, qui s'était déroulée dans le bureau du juge, avait suscité une vive émotion au sein de la magistrature et un débat sur la sécurité dans les tribunaux qui avait provoqué la généralisation des portiques de sécurité. Grièvement blessé, le juge Noris avait pu reprendre son travail au bout de quatre mois. Il garde des séquelles psychologiques qui lui valent une incapacité partielle permanente évaluée à 24%, selon Me Massé.
Quatre expertises psychiatriques
Pour l'avocat, la présence d'un couteau dans le sac de sa cliente ne signe pas la préméditation qui n'a d'ailleurs pas été retenue au terme de l'instruction dépaysée à Nancy. "Elle transportait le couteau comme elle aurait transporté autre chose. Ce n'est pas la première fois qu'elle emportait un couteau avec elle. Il faut bien recadrer les choses avec sa personnalité fragile et ses problèmes de stupéfiants. Elle avait toujours sur elle quelque chose pour se défendre", a-t-il dit.
Fatiha Benzioua a fait l'objet de quatre expertises psychiatriques dont une conclut à une abolition totale de son discernement, une autre à une altération légère de celui-ci et deux à sa responsabilité pénale. L'intéressée, qui est toujours en détention provisoire, "regrette aujourd'hui bien évidemment son geste. Mais elle ne l'explique pas parce qu'elle ne s'en souvient pas. Elle a pété les plombs", affirme son avocat.
D'après agence
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