Le "corbeau" mis en cage

le 23 septembre 2009 à 07h35 , mis à jour le 23 septembre 2009 à 07h38

L'homme soupçonné d'avoir adressé des menaces accompagnées de balles a été mis en examen mardi soir à Paris.

corbeau lettres de menacesThierry Jérôme lors de son interpellation © TF1/LCI

Thierry J., 51 ans, handicapé sans emploi et membre d'un club de tir de l'Hérault, le "corbeau" présumé soupçonné d'avoir adressé des lettres de  menaces, souvent accompagnées de balles, à des hommes politiques, a été mis en examen mardi soir à Paris, pour "menaces de mort matérialisées par des écrits et objets" et "infraction à la législation sur les munitions". Il a été placé sous mandat de dépôt, conformément aux réquisitions du  parquet justifiées par "le risque de réitération des faits" que présenterait cet homme, selon une source judiciaire.   
 
Inconnu des services de police, il a reconnu au cours de sa garde à vue  avoir adressé au moins une trentaine de lettres de menaces, souvent accompagnées  d'une balle de revolver et signées d'une mystérieuse "cellule 34", à des  personnalités politiques de droite, dont Nicolas Sarkozy, Rachida Dati ou Christine Albanel.
 
La "cellule 34", un seul homme ?
 
Après avoir été menée sous le régime de l'antiterrorisme, cette enquête est  finalement ouverte pour une infraction de droit commun. Le parquet de Paris  reste compétent en raison du lieu de réception des menaces. L'homme devrait être présenté à un collège d'experts psychiatriques en vue  d'une éventuelle hospitalisation, selon cette source. Son épouse avait passé plusieurs heures en garde à vue lundi pour des  "vérifications" avant d'être remise en liberté.
 
Il avait été interpellé dimanche à Hérépian, un village à 30 km au nord de  Béziers, en raison d'une concordance entre son ADN et celui extrait par la police scientifique des quatre premiers courriers envoyés par la "cellule 34",  notamment au maire de Lamalou-les-Bains, commune voisine d'Hérépian. Il avait déjà été interpellé quelques jours auparavant et son ADN avait alors été prélevé.
 
Cet "homme fragile qui ne travaille pas et récrimine souvent" vivait "depuis  quinze ans dans un logement social avec son épouse", avait expliqué dimanche Pierre Bernard, maire d'Hérépian. L'affaire était devenue une priorité de l'Elysée. Nicolas  Sarkozy avait reçu  début septembre les plus hauts responsables des forces de l'ordre et les avait sommés de faire avancer cette enquête. Depuis, les enquêteurs avaient une "obligation de résultat", ont des sources policières, notamment après une série d'interpellations infructueuses comme celles de début septembre qui avaient déclenché des protestations contre les méthodes employées par la police.
  
D'après agence

le 23 septembre 2009 à 07:35
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3 Commentaires

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  • Paul34, le 24/09/2009 à 14h09

    Il est amusant de voir q'un seul homme handicapé et marginal a mis en echec pendant des mois les meilleures services de polices française

  • LOIC, le 23/09/2009 à 16h36

    Pauvre corbeau, maitre renard a toujours été plus malin que lui

  • Michel, le 23/09/2009 à 08h34

    Un seul suffit pour créer le désordre, ou la confusion. Maintenant est-ce le vrai corbeau ?

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