Alliot-Marie au forum UMP de Lyon © LCIMichèle Alliot-Marie riposte. Alors que l'affaire Clearstream sera bientôt jugée au tribunal de Paris, la garde des Sceaux a répliqué mercredi aux propos de l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin sur ce dossier. "Il n'y a pas de procès politique dans notre pays. Il y a un procès dans lequel il y a une accusation et une défense, et c'est le juge qui tranchera sur des moyens de droit, pas des moyens politiques", a assuré Michèle Alliot-Marie sur Europe 1.
Dans un entretien à l'Express, Dominique de Villepin, qui comparaîtra à partir du 21 septembre au tribunal correctionnel de Paris, réaffirme que l'affaire Clearstream a été "instrumentalisée", soulignant -sans citer son nom- que Nicolas Sarkozy, partie civile, "pèse sur le dossier de tout son poids institutionnel". "Je n'ai cessé de dénoncer l'instrumentalisation politicienne de cette
affaire", déclare l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac dans l'hebdomadaire daté du 3 septembre.
"J'ai été en quelque sorte ciblée"
En réfutant ces accusations, Michèle Alliot-Marie précise au passage qu'elle est "à la disposition des juges" pour venir au procès, "si (son) témoignage "peut aider à trouver la vérité".
"Je l'ai souvent dit, je veux connaître la vérité parce que j'ai été en quelque sorte ciblée, j'ai été une des victimes potentielles à travers Patrick Ollier (son compagnon, député UMP, partie civile dans l'affaire). Je veux savoir pourquoi", a déclaré mercredi la ministre.
Au cours de l'instruction, les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons avaient entendu Michèle Alliot-Marie à deux reprises comme témoin. Ils cherchaient à savoir si en 2004 celle qui était alors ministre de la Défense était au courant de la présence de noms de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream.
Ces listings, en réalité des faux, attribuaient à ces personnalités des comptes bancaires occultes et avaient été transmis à la justice en 2004, donnant ainsi naissance à cette affaire de dénonciation calomnieuse valant à Dominique de Villepin et à quatre coprévenus d'être jugés du 21 septembre au 21 octobre.
Villepin veut "offrir une alternative" à Sarkozy |
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin dit vouloir "offrir une alternative à la politique qui est menée" par Nicolas Sarkozy même s'il juge "prématuré" de dire s'il sera ou non candidat à la présidentielle de 2012, dans un entretien à paraître jeudi dans L'Express. "Nicolas Sarkozy et moi avons des personnalités différentes, des motifs de désaccord importants comme sur l'Otan ou la politique sociale" même si "nous nous retrouvons sur la conviction que la France a besoin de réformes en profondeur, sur le goût de l'action et sur le souci des résultats", déclare-t-il. "Fort de mon expérience, je veux offrir une alternative à la politique qui est menée. C'est dans cet esprit qu'a été créé, à l'initiative de l'ancienne ministre Brigitte Girardin, le Club Villepin, pour permettre à des personnes de tous les horizons de se retrouver autour d'une même ambition pour la France", souligne M. de Villepin qui accuse son rival de "fragiliser notre modèle républicain". "Je suis frappé par la récurrence d'un raisonnement à la fois simplificateur et moralisateur, qui consiste à opposer en permanence les bons et les méchants et à faire de la stigmatisation et de la punition les axiomes de la vie publique". |
(D'après agence)
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