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Prison ferme pour deux médecins


le 16 septembre 2009 à 21h21
Temps de lecture
3min
[Expiré] couloir hopital santé

Crédits : sxc.hu

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JusticeDeux médecins ont été condamnés à des peines de prison ferme pour homicide involontaire après l'agonie d'un patient grièvement brûlé.

Deux médecins ont été condamnés ce mercredi par le tribunal correctionnel de Moulins à des peines de prison ferme pour homicide involontaire après le décès d'un patient grièvement brûlé. Le 31 juillet 2004, Patrice Canonne, un ouvrier de 40 ans, avait été admis à  la clinique Saint-Odilon de Moulins après un accident du travail, alors qu'il  posait un revêtement dans la piscine de rééducation de l'établissement. Sous l'effet d'un chalumeau, les émanations du pot de colle avaient provoqué  une explosion le brûlant grièvement aux jambes et aux bras.

La victime avait agonisé cinq jours durant avant d'être évacuée aux urgences de l'hôpital de Moulins, alors que, selon les experts, elle aurait dû être immédiatement prise en charge dans un centre de grands brûlés, vu l'étendue des  brûlures. Les deux médecins qui l'ont soigné, le Dr Jean-Paul Briat, 66 ans,  spécialiste en chirurgie digestive, et le Dr Philippe Dumontier, un orthopédiste  de 58 ans, ont été respectivement condamnés à trois ans de prison, dont 18 mois  avec sursis et trois ans de prison dont deux ans avec sursis.

"Sans doute un défaut de coordination"

Le procureur avait requis pour chacun d'eux un an avec sursis et 20.000  euros d'amende.
La clinique a été condamnée en tant que personne morale à 20.000 euros  d'amende pour "manquement aux règles d'hygiène et de sécurité". L'employeur de la victime a écopé pour sa part de 10.000 euros d'amende. Au cours de l'audience, le Dr Briat, qui avait prescrit de la morphine, a  reconnu "sans doute un défaut de coordination" avec son collègue.

La famille avait exprimé son inquiétude au personnel médical dans les jours  suivant le drame, alors que la température du blessé qui peinait à respirer  était montée jusqu'à 41°, mais n'avait pas pu rencontrer les médecins. Lors de l'audience, l'avocate de la famille, Me Mercier-Rayet, avait dénoncé  une médecine à deux vitesses, estimant que "s'il n'avait pas été un simple ouvrier, il aurait certainement eu droit à plus d'attention". Les deux médecins ont annoncé leur décision d'interjeter appel.

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  • Toto : Supprimons tous les médecins comme ça il n'y aura plus d'erreur médicale... prendre 1 an de prison alors qu'on exerce son métier et que l'on sauve des gens, c'est grave. Notre systmème de santé est au bord de l'implosion, connaissez vous les conditions de travail dans les hopitaux ? Beaucoup de gens se permettent de juger alors que tout ce qu'ils connaissent de la médecine, c'est ce qu'ils ont vu à la télé dans des séries débiles, bien installés confortablement sur leur canapé. Lancer le débat d'une médecine à 2 vitesses est d'une stupidité effrayante allez voir ce qu'il se passe à l'étranger, vous serez contents d'habiter en France, malheureusement, vous voulez détruire ce que vous possédez.. Et la justice à 2 vitesses ? certains juges auraient mérité d'être santionnés, et pourtant...

    Le 19/09/2009 à 17h58
  • Cat : Réflechissez avant de juger les autres

    Le 18/09/2009 à 16h31
  • Gontran : @Loulou : effectivement, un "acte aux conséquences mortelles" a moins de chance d'être commis par un ouvrier qui n'a pas à prendre tous les jours des décisions dont dépend la vie du patient que par un chirurgien ! Une brûlure c'est grave et les chirurgiens ne peuvent pas sauver tout le monde ! La faute des chirurgiens est une erreur d'appréciation de la gravité du patient, la conséquence est dramatique certes mais c'est pas eux qui lui ont foutu le feu non plus ! alors méfiance ! et respect pour le corps médical qui sauve des vies...quand il le peut !!

    Le 18/09/2009 à 16h18
  • Loulou : Des médecins condamnés par notre justice je n'en crois pas la lecture, je pense comme maitre MERCIER-RAYET, concernant le niveau social et la prise en charge, quand à l''intention de faire appel de la part de ces deux médecins, je crains qu'ils ne bénéficient d'une décision bien plus clémente que ce verdict déjà tres modéré au regard de l'erreur médicale incontestable et du calvaire que ce monsieur a du vivre avant de décéder. Si un acte aux concéquances mortelles avaient été comis par un ouvrier, le passé nous a déjà démontré que les peines sont autrement plus lourdes que celles infligées dans cette affaire.

    Le 17/09/2009 à 03h53
  • Ange : N' importe quoi c' est trés grave grave grave.

    Le 16/09/2009 à 22h35
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