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Qui sont les protagonistes ?

Alexandra Guillet par
le 18 septembre 2009 à 18h30
Temps de lecture
4min
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Paris, le 20 octobre - En les rassemblant au sein d’un même gouvernement, Jacques Chirac place la rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy au cœur de l’Etat. Les deux hommes diffèrent par le style, le verbe et la vision de la France mais partagent une même ambition : l’Elysée. En s’accordant sur une formule de « soutien » des militants au candidat UMP, ils retardent leur combat le plus tard possible. DR /

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JusticeVillepin, Lahoud, Gergorin, Rondot, Sarkozy... Tous sont concernés par l'affaire des fichiers falsifiés dont le procès s'ouvre le 21 septembre. Mais qui a fait quoi ?

Le procès Clearstream se tient du 21 septembre au 21 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris. En voici les principaux acteurs : 

DOMINIQUE DE VILLEPIN. Prévenu. Accusé d'être l'instigateur de la manipulation des fichiers Clearstream, l'ex-Premier ministre est poursuivi pour "dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux, recel d'abus de confiance et recel de vol".  Depuis le début, il nie les faits et dit avoir été de bonne foi.
   
JEAN-LOUIS GERGORIN. Prévenu. Vice-président d'EADS au moment des faits, il a reconnu être le corbeau qui a transmis en 2004 les listings au juge Van Ruymbecke. En proie selon les juges à une "obsession notoire du complot", c'est à lui que le mathématicien Imad Lahoud a remis les faux listings. Il avertit le le général Rondot au ministère de la Défense, et Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères et ami. Il prétend avoir transmis à la demande de ce dernier les listings au juge. Il affirme avoir toujours cru en la véracité des listings. Il est lui-aussi poursuivi pour "dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux, recel d'abus de confiance et recel de vol".
 
IMAD LAHOUD. Prévenu. Franco-Libanais, mathématicien et informaticien, il a déjà été écroué pour une escroquerie de juin à octobre 2002. Il est recruté par les services secrets à sa sortie de prison en prétendant fournir des pistes sur Oussama ben Laden. Recruté aussi par EADS, sur recommandation du général Rondot, il obtient en 2003 les listings Clearstream de la main de Denis Robert et reconnaît les avoir falsifiés. Il a notamment reconnu récemment avoir lui-même inscrit le nom du chef de l'Etat. Problème : en cinq ans, cet homme au passé trouble a changé de version à plusieurs reprises. Il est poursuivi pour "dénonciation calomnieuse, faux et usage, recel d'abus de confiance et recel de vol"
 
DENIS ROBERT
. Prévenu. Journaliste, il a écrit plusieurs livres au début des années 2000 sur la société Clearstream, où il l'accuse de malversations planétaires. Il est jugé pour "recel d'abus de confiance et de vol" pour avoir eu les fameux listings en main et les avoir transmis à Imad Lahoud.
 
FLORIAN BOURGES. Prévenu. Ce consultant chargé d'un audit sur Clearstream, est également poursuivi pour "abus de confiance et vol". Il est soupçonné d'avoir conservé les listings après son audit et de les avoir transmis à Denis Robert.
 
PHILIPPE RONDOT. Témoin. Général et spécialiste du renseignement, il est, au moment des faits, conseiller auprès de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense. Mandaté pour une enquête extra-judiciaire et confidentielle sur les listings par Dominique de Villepin, il conclura à la manipulation en juillet 2004. Ses notes manuscrites ou informatiques découvertes par les juges sont des pièces à charge essentielles. Il sera simple témoin au procès.

RENAUD VAN RUYMBECKE. Témoin. Juge emblématique dans la magistrature, c'est lui qui a reçu les faux listings, et a démontré la manipulation fin 2005. Il a subi des poursuites disciplinaires pour avoir enregistré sous forme de lettres anonymes les dénonciations de Jean-Louis Gergorin. Sa carrière est bloquée dans l'attente de l'issue de l'affaire. Il sera témoin au procès.
 
NICOLAS SARKOZY. Partie civile. Le président de la République s'est rapidement imposé comme la première victime de cette affaire. Il s'est constitué partie civile début 2006. L'affaire est alors devenue une affaire d'Etat. Une quarantaine d'autres personnes, issues pour la plupart des mondes de l'industrie et de la politique se sont constituées parties civiles.         

Commenter cet article

  • Zy78 : Pour Anita - Paris : LA DEMOCRATIE............un point c'est tout ! ! !

    Le 21/09/2009 à 20h08
  • Zy78 : C'est vraiment ça la politique ! ! ! Avec toute cette armée d'avocats et pas des moindres, comment ils font pour les payer, ça doit pas être donné depuis le temps que cela dure.

    Le 21/09/2009 à 15h04
  • ELleaiMe : La vérité Y a-t-il eu des transactions financières opaques ? 1°) OUI , alors recherche des escrocs ? 2°) NON , alors manipulation . Le procès « clearstream » s'interroge sur la réalité d'un listing et des nommés ; Mais ne s'interroge pas sur une éventualité de transaction financière frauduleuse . 3000 fraudeurs à la fiscalité , du chantage ? Envoi lci le lundi 21 septembre 2009 14h05

    Le 21/09/2009 à 14h06
  • Anita : Je trouve les comentaires parfaitement injustes et ridicules!!

    Le 21/09/2009 à 13h54
  • Onethemars : De toute façon il sont tous a mettre dans le meme panier !

    Le 21/09/2009 à 10h55
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