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Rachid Ramda face à ses juges


le 16 septembre 2009 à 06h00
Temps de lecture
3min
Rachid Ramda

Rachid Ramda / Crédits : TF1/LCI

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JusticeLe procès en appel de cet islamiste algérien, condamné à la perpétuité en 2007 pour son implication dans les attentats de 1995 à Paris, s'est ouvert mercredi.

"Célibataire", "sans emploi" : l'islamiste  algérien Rachid Ramda a réduit les présentations au strict minimum mercredi au premier jour de son procès en appel pour son implication dans les attentats de 1995 à Paris, dont celui de la station Saint-Michel (8 morts, 150 blessés). L'accusé, qui a fait appel de sa condamnation à la prison à vie en 2007, ne  devait être interrogé sur les faits qu'à partir de jeudi par la cour d'assises  spéciale de Paris. Profil aquilin encadré d'une barbe noire soigneusement taillée, Rachid  Ramda, appuyé sur des béquilles en raison d'une entorse, s'est exprimé en arabe  pour décliner son identité.

Arrêté le 4 novembre 1995 à Londres, il n'avait été extradé de  Grande-Bretagne que dix ans plus tard, au terme d'une longue bataille de  procédure. Le 26 octobre 2007, il a été condamné à la prison à perpétuité assortie  d'une peine de sûreté de 22 ans, conformément aux réquisitions de l'avocat  général qui avait demandé la peine maximale. Un verdict que les victimes des attentats et leurs familles, venues en  nombre pour l'ouverture de l'audience, espèrent voir confirmé en appel mais avec  peu d'espoir d'en apprendre plus sur les faits. Plusieurs d'entre elles  exhibaient devant la salle des assises les photos de leurs proches disparus.

Rachid Ramda, reconnu coupable en première instance de complicité  d'assassinats et de tentatives d'assassinats pour l'attentat meurtrier du 25  juillet 1995 à la station Saint-Michel, et deux autres perpétrés en octobre de  la même année aux stations Maison-Blanche et Musée d'Orsay, faisant des dizaines  de blessés, a toujours nié avoir financé les attentats pour le compte du Groupe  islamique armé (GIA) algérien. "S'il avait quelque chose à dire, il l'aurait déjà dit lors du premier  procès, c'est un grand manipulateur et on se serait bien passé d'un second  procès qui nous replonge dans ce drame", a confié avant l'ouverture de  l'audience Mireille Glorion, dont la fille Sandrine, 24 ans, a été tuée dans  l'attentat de Saint-Michel.

"Fausses pistes"

Toutes procédures confondues, il s'agira du dixième et certainement dernier  procès lié aux attentats islamistes de 1995 à Paris. Dernière occasion aussi pour la défense de faire valoir sa thèse d'une  "manipulation" orchestrée par les services secrets algériens de l'époque, qui  auraient délibérément mis les enquêteurs français sur de "fausses pistes" pour  mettre hors jeu certains opposants après l'interdiction du Front islamique du  salut (FIS) en 1992.

Les deux avocats de Rachid Ramda comptent cette fois s'appuyer sur les  derniers développements de l'enquête sur la mort des sept moines de Tibehirine  en 1996 en Algérie : l'hypothèse qu'ils aient été victimes de tirs  d'hélicoptères militaires après leur enlèvement, et non de djihadistes, a été  récemment avancée par l'attaché de Défense français à Alger à l'époque des  faits. "Les moines ont été enlevés cinq mois après le dernier attentat parisien,  c'est un aspect qui n'a jamais été exploré dans le dossier Ramda", a avancé Me  Anne-Guillaume Serre, l'un des avocats de l'accusé.

La défense ne pourra guère compter sur d'éventuelles révélations de  Jean-Louis Debré, ministre de l'Intérieur à l'époque des attentats et  aujourd'hui président du Conseil constitutionnel. Cité comme témoin, il a  répondu qu'il ne pourrait se rendre disponible. Avant de développer ces hypothèses, la défense plaidera jeudi la nullité de  la procédure pour tenter d'obtenir l'annulation du procès prévu pour un mois.
smk/mad/sd

Commenter cet article

  • HENRI : A Stef, de Poitiers : la peine de Mort a été abolie en France, en 1981, sous l'impulsion du vrai /faux angélisme de M. Robert Badinter. CAD que, dans quelques années, certains Monstres seront libres, et leurs victimes, seront encore et toujours au cimetière...

    Le 16/09/2009 à 15h26
  • Stef : Il merite la peine de mort. Mais que ce pays est mou !

    Le 16/09/2009 à 13h13
  • Silonac : Moi je suis prêt à payer aussi longtemps que nécessaire pour que ce genre d'individu croupisse en prison jusqu'au bout.Je pense aux familles traumatisées à vie par la perte d'un être chère et oui je souhaite que mes impôts servent à maintenir ces gens en prison.à vie.

    Le 16/09/2009 à 12h17
  • Josi : Oui pourquoi nourrir et loger cet individu, ont devrait les renvoyer chez eux et interdiction de revenir sur le sol francais, qui paye ces avocats combien sa coute a la france ces procès, si ces le gouvernement algèrien qui fais sa ont a qu'a les sanctionnés, pourquoi le gouvernement francais ferme les yeux concernant les attentats algerien. et qu'est devenu l'histoire de l'assassina des six moines en algerie, pourquoi plus personne n'en parle

    Le 16/09/2009 à 10h42
  • Charly : Pourquoi nourrir et loger cet individu ?

    Le 16/09/2009 à 07h40
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