Dernier jour du procès

le 23 octobre 2009 à 06h52 , mis à jour le 30 octobre 2009 à 14h08

Dossier : Clearstream : affaire d'Etat

Après un mois de débats, le procès s'achève par les plaidoiries des avocats de Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS contre qui le parquet a requis la plus lourde peine.

J-L Gergorin

Un mois de débats et les dernières plaidoiries ce vendredi. Le procès Clearstream s'achèvera aujourd'hui par les plaidoiries des avocats de Jean-Louis Gergorin, considéré par le parquet comme le grand manitou de la manipulation qui a valu à Nicolas Sarkoy de voir son nom cité dans les listings Clearstream. C'est contre cet ancien vice-président d'EADS que le ministère public a requis mardi la plus lourde peine: 3 ans de prison, dont la moitié ferme, et 45.000 euros d'amende. Pour le vice-procureur Romain Victor, "la dénonciation est son oeuvre et il a obéi à un plan qui ne doit rien au hasard". A ses yeux, ça ne fait pas un pli : "Jean-Louis Gergorin s'est moqué de la justice. Il a été de la plus parfaite mauvaise foi", et n'a rien "du grand étourdi" pour lequel il a tenté de se faire passer à l'audience.
 
Quant à son ancien employé à EADS, Imad Lahoud, qualifié à de nombreuses reprises de "mythomane", "il fait figure de complice intéressé et malveillant". "Ces réquisitions n'ont pas de sens. Elles sont excessives et ne tiennent pas compte de la bonne foi de M. Gergorin", pense son avocat Me Paul-Albert Iweins, pour lequel "tout ce qui est excessif est insignifiant."
  
Polytechnicien, géostratège
 
La défense de Jean-Louis Gergorin a une analyse plus proche de celle développée mercredi par les avocats de Dominique de Villepin: selon elle, c'est Imad Lahoud qui a tout manigancé. Imad Lahoud, qui le premier est allé chercher les listings Clearstream et les a falsifiés. Imad Lahoud qui manipulateur averti et mythomane patenté a embobiné le bon Gergorin. Ce n'est pas parce que leur client est un polytechnicien, énarque et un géostratège mondialement réputé qu'il n'a pas pu se faire duper, devraient expliquer en substance Me Iweins et son confrère Me Thierry Dalmasso.
 
A l'issue de cette plaidoirie, la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris devrait laisser une dernière fois la parole aux prévenus. Elle mettra ensuite sa décision en délibéré à début 2010.

(D'après agence)

le 23 octobre 2009 à 06:52
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3 Commentaires

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  • Martin Brigitte, le 23/10/2009 à 18h41

    On peut tourner la page. A l'affaire suivante.

  • Sebastien, le 23/10/2009 à 14h16

    Le mobile de Gergorin serait la rivalité avec l'ancien vice-président d'Airbus, pour la direction d'EADS. Et il y aurait eu financement de la campagne de Sarkozy à travers celui-ci. Bien sûr tout ceci est au conditionnel. Je l'ai lu dans Le Monde. En attendant que les médias s'intéressent à cette question plutôt qu'à De Villepin super-star contre Sarkozy featuring Rondot 007...

  • Jean, le 23/10/2009 à 13h03

    Quelqu'un peut il m'expliquer quel a été l'intérêt ou lesmotivations de Mr Gergorin??? il a quand même pas fait ça pour faire une blague.....

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