© AFP / P. GuyotIls veulent savoir. Les familles de deux des neuf soldats français tués dans l'embuscade, tendue par les talibans le 18 août 2008, dans la vallée d'Uzbin en Afghanistan, ont décidé de porter plainte, révèle jeudi Le Parisien. "Nous sommes en droit de connaître la vérité", a déclaré au quotidien Joël Le Pahun, père d'une des deux victimes, Julien, grenadier-voltigeur au 8è RPIMa de Castres, dans le Tarn, décédé alors qu'il était à peine âgé de 20 ans.
Pourquoi ils ont fui l'Afghanistan
<b> Témoignages - </b> Rencontrés dans le 10e arr de Paris mardi, ces réfugiés ont tout quitté en quête de jours meilleurs. Voici quelques-unes de leur histoire.
Publié le 20/10/2009
"Cette plainte ne vise pas le président de la République, son gouvernement ou le chef d'état-major des armées", a-t-il ajouté, précisant qu'elle visait "des individus qui n'ont pas assumé leurs responsabilités, qui n'ont pas su gérer la mission qu'ils devaient mettre en place". "Nous soupçonnons l'existence d'une série de manquements dans la chaîne de commandement", a-t-il estimé. La seconde plainte devrait être déposée par l'ex-épouse du sergent Rodolphe Penon, 40 ans, infirmier de 2è REP, basé à Calvi en Haute-Corse, qui agit au nom des deux enfants du défunt, selon Aujourd'hui en France/Le Parisien.
"La guerre ce n'est pas un salon !"
"Il est évident qu'un militaire risque sa vie, mais c'est autre chose de risquer sa vie dans une intervention mal préparée, des fautes ont été commises par des responsables", a déclaré l'avocat d'un des plaignants, Me Collard. "Nous savons beaucoup de choses sur ce qui c'est passé, nous savons par exemple que les Italiens n'avaient pas du tout pacifié la vallée d'Uzbin et que la hiérarchie militaire française le savait, on a donc envoyé des soldats en reconnaissance dans de mauvaises conditions en connaissance de cause", a t-il observé.
Sur France Info, Me Collard s'est interrogé: "Est-ce que vous trouvez normal, par exemple que l'officier qui organise la mission, qui devait l'encadrer, n'y va pas parce qu'il accueille des personnalités à Kaboul? Enfin la guerre ce n'est pas un salon ! Il faut que l'enquête nous dise la vérité, qu'on établisse la chaîne des responsabilités et que l'on pointe les manquements dans la chaîne de commandement", a-t-il estimé.
Le père de Julien Le Pahun, l'un des dix soldats tués, a dénoncé jeudi le "manque de moyen" pour la patrouille dans laquelle se trouvait son fils. "Il y a eu un manque de moyen évident, la preuve par l'exemple car dans la foulée de l'embuscade, les autres soldats ont reçus de nouveaux gilets pare-balles, des hélicoptères et des drones", a expliqué à l'AFP Joël Le Pahun, père de Julien, grenadier-voltigeur au huitième Régiment parachutiste d'Infanterie de Marine (RPIMa) de Castres, dans le Tarn, décédé alors qu'il était âgé d'à peine 20 ans.
D'après agence
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