Denis Gautier-Sauvagnac, président démissionnaire de l'UIMM © TF1-LCIL'Unef, l'Uni, Promotion et défense des étudiants (PDE), la Confédération étudiante (Cé) ou la Fage ont-elles perçu des fonds de l'UIMM ? Des perquisitions étaient en cours jeudi à Paris, dans l'enquête sur l'Union des métiers et industries de la métallurgie (UIMM), aux sièges de ces syndicats étudiants, selon des sources proches de l'enquête. Les syndicats étudiants ont été mis en cause, selon les mêmes sources, par l'un des mis en examen dans le dossier de l'UIMM.
Cette personne, interrogée par le juge et les policiers qui enquêtent sur des retraits suspects imputés à l'organisation patronale, a indiqué que des "versements" avaient été effectués aux syndicats. Il s'agit de vérifier ces affirmations, selon les sources. "On n'a rien à cacher, y compris concernant l'UIMM, nos livres de comptes sont ouverts. Pas de souci là-dessus, on est tranquille", a déclaré Claire Guichet, présidente de la Fage. "Des perquisitions sont en cours à notre siège", a déclaré de son côté le porte-parole de l'Uni Rémi Martial qui se dit en "totale sérénité". "Il suffit de vérifier", a-t-il dit. "On aimerait juste savoir d'où ça vient", a-t-il ajouté.
L'Unef, le meilleur ennemi du patronat
Le président de l'Unef, Jean-Baptiste Prévost, a lui assuré que l'organisation étudiante n'avait "jamais bénéficié d'aucun versement" de l'UIMM. "On est très surpris de cette démarche. Je souhaite que le justice puisse faire son travail, que la justice suive son cours, et que l'Unef puisse être très rapidement mise hors de cause dans cette affaire", a ajouté le président de la première organisation étudiante. "Par ailleurs, je m'étonne que le patronat puisse prétendre avoir financé une organisation qui l'a mis en échec à de nombreuses reprises dans le passé, notamment dans la bataille contre le CPE (Contrat première embauche) en 2006" ou "en obtenant la reconnaissance des stages hors cursus", a-t-il poursuivi. "L'Unef a coûté cher au patronat en terme de défaites politiques et certainement pas en termes financiers", a-t-il conclu.
Quelque 16,5 millions d'euros ont été retirés en espèces des caisses de l'organisation patronale entre 2000 et 2007 sous l'autorité de son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac, qui a été mis en examen dans cette affaire en compagnie de plusieurs autres dirigeants, notamment pour abus de confiance. Les enquêteurs soupçonnent que ces fonds ont pu servir au financement de syndicats, voire de partis et hommes politiques. Depuis la révélation de cette affaire en septembre 2007, Denis Gautier-Sauvagnac s'est toujours refusé à livrer à la justice les noms des bénéficiaires des retraits suspects.
(D'après agence)
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