Francis Evrard reconnaît les faits

le 26 octobre 2009 à 07h34 , mis à jour le 26 octobre 2009 à 14h18

Jugé aux assises de Douai, le pédophile récidiviste est accusé d'avoir enlevé, séquestré et violé le petit Enis, 5 ans, en août 2007 à Roubaix. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Francis EvrardFrancis Evrard © TF1/LCI

 

  • Affaire Evrard : l'heure du procès

    Francis Evrard comparaît à partir de lundi devant la cour d'assises à Douai pour répondre de l'enlèvement, de la séquestration et du viol d'Enis, 5 ans, en août 2007 à Roubaix.

    Publié le 25/10/2009 Affaire Evrard : l'heure du procès
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Le procès du pédophile récidiviste Francis Evrard, 63 ans, accusé d'avoir enlevé, séquestré et violé le petit Enis, 5 ans, en août 2007 à Roubaix, s'est ouvert lundi matin devant la cour d'assises du Nord à Douai. Dès l'ouverture du procès, l'accusé a d'ailleurs reconnu l'ensemble des faits, invoquant des "pulsions" et agressions sexuelles subies dans son enfance. "Il est temps de dire que c'est vrai. J'ai toujours un doute, mais je pense qui si on dit que je l'ai fait, c'est que je l'ai fait", a déclaré l'accusé, 63 ans.

Francis Evrard avait reconnu pendant sa garde à vue puis pendant une bonne partie de l'instruction avoir fait subir attouchements, fellations et pénétrations digitales à sa victime. Il était revenu sur ses aveux en toute fin d'instruction et avait demandé, en vain, la requalification des faits en simples attouchements sexuels.

Plan alerte-enlèvement

Déjà condamné en 1975 à quinze ans de réclusion criminelle pour des attentats à la pudeur sur mineurs, en 1985 à quatre ans de prison pour des faits identiques et en 1989 à 27 ans de réclusion, dont deux tiers de sûreté, pour des viols sur deux petits garçons, il encourt aujourd'hui la réclusion criminelle à perpétuité. Libéré le 2 juillet 2007 de la prison de Caen après avoir effectué la totalité de sa dernière peine, il avait enlevé Enis le 15 août suivant lors d'une braderie à Roubaix pour l'emmener dans un garage fermé de la ville où il est accusé de lui avoir fait subir des violences sexuelles.
  
L'enfant et son agresseur avaient été retrouvés peu après minuit dans ce garage, grâce aux indications d'un chauffeur de taxi et d'un patron de bar qui avaient permis le déclenchement du plan alerte-enlèvement. Francis Evrard a, dans un premier temps, livré des aveux complets avant de demander, en vain, la requalification des faits en simples attouchements sexuels.
  
Pervers et dangereux
 
Assisté de son avocat Emmanuel Riglaire, le père de l'enfant, Mustafa Kocakurt, est arrivé au palais de justice, très ému avant sa première confrontation avec l'agresseur de son fils. Il est ressorti peu après de la salle d'audience, les larmes aux yeux. "Il y a un moment que j'attendais cela (mais) j'aurais aimé l'avoir (l'accusé) à côté de moi", a-t-il déclaré à l'AFP. "C'est très angoissant, je ne dors plus, je ne mange plus, j'ai le coeur qui bat très vite, j'ai peur de mes réactions", a-t-il ajouté en soulignant qu'il attendait que "la justice fasse son travail, c'est tout".
  

Francis Evrard, un homme de forte corpulence portant des lunettes, a fait son apparition au tribunal les cheveux coupés court avec une large moustache grise barrant son visage. Vêtu d'un coupe-vent marine et gris, il s'est présenté au début de  l'audience, à 10 heures 15, comme "né le 12 juillet 1946 et de nationalité française et  belge". Décrit comme "pervers" et "dangereux" par les psychiatres, l'accusé explique son attirance pour les petits garçons par des "pulsions" mais l'accusation devrait s'employer à démontrer que le viol d'Enis avait été minutieusement prémédité. Il avait notamment acheté un médicament favorisant l'érection dans une pharmacie de Caen, le jour même de sa libération, en produisant une ordonnance établie par un médecin de la prison, cité à comparaître à ce procès.
  
L'affaire avait relancé le débat sur le suivi des délinquants sexuels car l'accusé avait été placé, à sa libération, sous le régime de la "surveillance judiciaire" et devait être soumis à une obligation de soins, de suivi médico-psychologique et de traitement hormonal. Francis Evrard a récemment écrit au président Nicolas Sarkozy pour lui demander de l'autoriser à "subir une ablation des testicules par chirurgie", une pratique interdite en France. Le père de la victime a encore répondu lundi à ce sujet qu'il s'agissait d'un "foutage de gueule", qui le mettait "en colère". Le procès est prévu jusqu'à jeudi ou vendredi.

(D'après agence)

le 26 octobre 2009 à 07:34
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13 Commentaires

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  • Mymy 02, le 28/10/2009 à 08h30

    Rien sur le petit Enis! comment va t il? Se remait il de tout cela? Gros bisou mon bonhomme. Tu as subi le plus affreu, que le reste devienne bonheur.

  • Martin, le 27/10/2009 à 01h59

    Le médicament anti-androgéne lui sauverait la vie et la vie des autres aussi. Il faut penser aux autres surtout c'est comme pour un accident de la route.

  • Sophie, le 26/10/2009 à 21h23

    Quelle pourriture... il doit payer pour ce qu'il a fait, c'est impardonnable...

  • Lauren, le 26/10/2009 à 18h55

    Ce type a vraiment un regard qui fait froid dans le dos

  • Lauren, le 26/10/2009 à 18h12

    Ce type a vraiment un regard qui fait froid dans le dos....

  • Micheldem, le 26/10/2009 à 17h10

    Tout à fait d'accord avec Martyy,Saint-maurice ainsi que zabriskie point,SENART

  • ZABRISKIE POINT, le 26/10/2009 à 14h53

    Déja condamné à 15 ans 4 ans 27 ans, cela fait 46 ans ; il ne les a pas fait et l'on sait que la réclusion criminelle à perpétuité n'est jamais appliquée...C'est exactement le genre d'individu qui fait regretter que la peine de mort soit abolie...

  • Marty, le 26/10/2009 à 14h40

    Je ne suis pas d'accord avec le fait de laisser ces monstres en liberté, ni même la prison.,La peine de mort devrait être remise, je n'ai aucun état d'âme pour ce genre d'individu, car imaginés les douleurs insoutenables et le calvaire des enfants entre leurs mains. Un référendum devrait être voté, pour que le droit à la peine de mort soit au moins proposé aux français voir aux européens, pour décider du sort des pédophiles récidivistes.

  • Grenouille, le 26/10/2009 à 14h34

    Courage à la famille du petit Enis, et je souhaite comme tout le monde que justice soit rendue comme ils se doit.

  • MArtine, le 26/10/2009 à 14h25

    Il a une bonne tête pourtant !

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