Castration chimique : MAM veut renforcer le dispositif

le 01 octobre 2009 à 12h04 , mis à jour le 03 novembre 2009 à 15h41

Dossier : Délinquants sexuels: quel suivi ?

La garde des Sceaux souhaite que la castration chimique puisse "s'appliquer pendant l'incarcération, mais aussi après".

mam michèle alliot marieLa ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, le 15 octobre 2008 © TF1/LCI

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En 2007, Nicolas Sarkozy évoquait déjà la castration chimique
 
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L'enlèvement de Marie-Christine Hodeau, 42 ans,  retrouvée morte sur les indications du meurtrier présumé, condamné en 2002 pour  viol et enlèvement, a relancé le débat sur la récidive, Nicolas Sarkozy  demandant une surveillance resserrée des condamnés ayant purgé leur peine. Comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a reçu jeudi à la présidence la famille de la  victime. Dans la foulée, selon l'Elysée, il a "demandé au ministre de l'Intérieur de  veiller, au besoin par une modification de notre législation, à une implication  plus forte des services de police et de gendarmerie dans la surveillance  désormais étroite des condamnés ayant achevé leur peine". Le président attend des propositions la semaine prochaine.

Deux ministres se sont également exprimé sur cette affaire alors qu'à ce stade le suspect est mis en examen pour enlèvement et séquestration, que l'on ignore si la victime a subi des violences sexuelles et si le meurtrier  présumé a agi avec préméditation. Ainsi Brice Hortefeux a estimé jeudi que "l'assassinat de Mme Hodeau aurait  pu être évité", jugeant "parfaitement inacceptable que ce criminel sexuel ait  été remis en liberté" par les juges d'application des peines. Ces propos ont été jugés "scandaleux" par les syndicats de magistrats tandis  que la Ligue des droits de l'Homme (LDH) a parlé d'un "nouveau dérapage populiste".   De son côté, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a proposé de  renforcer la castration chimique afin qu'elle puisse "s'appliquer pendant  l'incarcération, mais aussi après". Elle a toutefois souligné que le juge d'application des peines avait appliqué "la loi en vigueur à l'époque".

"La castration chimique ou la prison"

Le dispositif de castration chimique, un traitement censé inhiber les pulsions, existe déjà en France, a-t-elle rappelé, mais uniquement sur la base du volontariat des détenus durant leur incarcération. Si ceux-ci refusent le traitement recommandé par les médecins, ils ne bénéficient d'aucune remise de peine. Michèle Alliot-Marie souhaite que, dans le projet de loi sur la récidive qui doit être examiné en octobre, la castration chimique soit permise après la détention, lorsque le délinquant sexuel est en période de remise de peine ou lorsqu'une obligation de suivi a été prononcée. "Ce sera la castration chimique ou la prison. Ils auront le choix entre l'un ou l'autre", a-t-elle déclaré. La castration chimique serait prononcée par un juge. Auparavant Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a aussi préconisé la "castration chimique" des délinquants sexuels, ce que son homologue du PS Benoît  Hamon a jugé "déplorable" et "indécent".

De son côté, Ségolène Royal a demandé jeudi soir la mise en place d'un  plan d'application de soins pour éviter la récidive. "C'est effroyable ce qui se passe", a-t-elle déclaré à Saint-Martin-Lès-Melle (Deux-Sèvres), en marge du vote des militants socialistes pour l'investiture des chefs de listes aux élections régionales.  "Cela existe dans d'autres pays et donne des résultats. Au Québec, il n'y a pratiquement plus de récidive parce que les délinquants sexuels ont l'obligation de soins pendant la prison et ne sont relâchés qui si les soins ont fait leurs  preuves. Et ils continuent d'être soignés après leur sortie", a expliqué la  présidente de la région Poitou-Charentes. Pour cette dernière: "des solutions existent" mais "il y a pénurie de  psychiatres en France", a-t-elle regretté. A propos de la castration chimique Ségolène Royal a estimé que "tout ce qui va dans le sens d'empêcher les prédateurs sexuels de récidiver doit  être proposé".

Marine Le Pen réclame la "peine capitale"

Le suspect, père de quatre enfants, mis en examen mercredi pour enlèvement  et séquestration et incarcéré à Fleury-Mérogis (Essonne), est visé par un  réquisitoire supplétif pour "assassinat", a annoncé jeudi le procureur d'Evry,  Jean-François Pascal. Ce gardien d'une propriété d'Echilleuses (Loiret) a avoué mercredi soir dans  le bureau du juge avoir étranglé l'assistante maternelle qui vivait seule avec  sa mère à Milly-la-Forêt (Essonne), sans donner d'explication à son geste. La justice va enquêter pour savoir s'il avait bien respecté  les interdictions et obligations de sa libération conditionnelle, qui a expiré en novembre 2008. Condamné en 2002 à 11 ans de prison pour le viol et l'enlèvement d'une  adolescente de 13 ans d'Echilleuses, commis en 2000, cet homme avait bénéficié  d'une libération conditionnelle en mars 2007, assortie de l'interdiction de  rencontrer sa victime, de paraître à Echilleuses et de l'obligation de se  soigner. La cour d'assises n'avait pas assorti cette peine d'un suivi  socio-judiciaire, selon une source judiciaire. Le procureur d'Evry a souligné que "rien ne laissait penser" dans le  comportement du suspect "qu'il pouvait recommencer" et que la libération conditionnelle était intervenue après un "long processus de réflexion du juge  qui le suivait".

Ce nouveau crime provoque une réaction très vive du FN. Marine Le Pen a réclamé la "peine capitale" ou la "perpétuité réelle" pour les criminels sexuels, affirmant que les "récidivistes sont toujours protégés par Sarkozy". Dénonçant "l'inanité de la loi sur la récidive" votée en 2005, elle a comparé la mort Christine Hodeau, enlevée lundi dans l'Essonne, à celle de Nelly Crémel, une autre joggeuse tuée en juin 2005 en Seine-et-Marne."Ces deux femmes sont tombées sous les coups de criminels déjà condamnés pour faits similaires, puis remis en liberté conditionnelle", s'insurge-t-elle. "Dans les deux cas, la justice et les pouvoirs publics se sont montrés défaillants et incapables de neutraliser des individus représentant une menace pour la société", poursuit Marine Le Pen. 

D'après agence

En 2007, la castration chimique déjà...

En 2007, à la suite du viol du petit Enis, 5 ans, par un pédophile récidiviste, Nicolas Sarkozy avait pourtant annoncé un ensemble de mesures renforçant le suivi des délinquants sexuels, avec notamment la création d'hôpitaux fermés pour les pédophiles jugés dangereux à la fin de leur peine et la fin des remises de peines pour les délinquants sexuels. Il s'était par ailleurs dit favorable à la "castration chimique". Dans la foulée, le député UMP de Paris Bernard Debré avait déposé une proposition de loi sur cette question.


 

le 01 octobre 2009 à 12:04
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211 Commentaires

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  • Lise, le 08/10/2009 à 01h56

    Je pense que la castration chimique pour les criminels sexuels n'est pas réalisable car on ne pourra jamais être certains que ces criminels prennent bien leur traitement, d'autant plus que beaucoup ne se voient pas comme des pervers et des détraqués ! Pour ma part ,je crois qu'ils sont " irrécupérables "et resteront toujours très dangereux pour la socièté ! La solution serait la PEINE DE MORT .C'est tout ce qu'ils méritent ! DOMMAGE qu'on l'ait supprimée ..Les gouvernants auraient dû demander à la population ce qu'elle en pensait et faire un référendum puisqu'on est en DEMO.. CRATIE ! A quand une modification de la loi? En attendant ,la solution est de les enfermer A VIE ..LA PERPETUITE REELLE A VIE .C'est tout. Pas la peine de s'appitoyer sur des êtres abjects ni de se perdre en analyses psychologiques et psychiatriques fumeuses et couteuses pour la socièté ..pour leur trouver encore de quelconques circonstances atténuantes!

  • Tafiol70, le 03/10/2009 à 16h30

    Merci aux Modérateur d'avoir publié mon avis précédent. ""Condamné en 2002 à 11 ans de prison pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente de 13 ans d'Echilleuses, commis en 2000, cet homme avait bénéficié d'une libération conditionnelle en mars 2007, assortie de l'interdiction de rencontrer sa victime, de paraître à Echilleuses et de l'obligation de se soigner. La cour d'assises n'avait pas assorti cette peine d'un suivi socio-judiciaire, selon une source judiciaire. Le procureur d'Evry a souligné que "rien ne laissait penser" dans le comportement du suspect "qu'il pouvait recommencer" et que la libération conditionnelle était intervenue après un "long processus de réflexion du juge qui le suivait.""" Libération conditionnelle. Interdiction de rencontrer sa victime. Interdicion de paraitre à Echilleuse. Obligation de se soigner. Peine non assortie d'un suivi socio-judiciaire (quand on ne sais pas où est le malade c'est assez facile de le suivre) Rien ne laissait penser qu'il pourrait recommencer. long processus de réflexion du juge qui le suivait. Voila un beau résumé d'Aneries, de plus la famille de la victime doit être rassurée ! En clair on a rien fait pour éviter cela.

  • Tafiol70, le 03/10/2009 à 08h23

    Merci MAM, mais arrêtez de nous faire rigoler avec votre castration chimique, cela fait des années que l'on en parle et que rien ne change, de plus ce n'est surement pas la solution. La castration chimique, je pense que c'est deux comprimés à prendre matin et soir !!!!!! et le jour de la récidive on dit "l'individu n'avait pas pris son traitement. ces barbares lorsqu'ils violent ou tuent un être sans défense, réfléchissent t-ils à ,savoir quelle sera la meilleure façon de tuer ou faire souffrir ? cela fait 50 ans que j'entends les mêmes âneries à chaque meurtre Et surtout messieurs les psychiatres et messieurs les psychologue ne vous mêlez pas de ces débats, vos analyses sont de la mascarade, lorsque l'on vous pose une question, une fois que vous avez répondu, on ne se rappelle plus de ce que l'on vous a demandé. Castration chimique, remise de peine liberté surveillée, bracelet électronique, c'est de la foutaise, tant que l'on n'a pas une vraie solution, premièrement enfermer ces assassin. Messieurs les politiques je vous félicite, lorsqu'une famille perd un être cher, pour cette pauvre famille là vou avez trouvé la solution, " Le président reçois la Famille " cela lui fait une belle jambe, mais ça c'est facile. Je pense que mon avis ne sera pas publié, mais au moins une personne l'aura lu, c'est déja ça !

  • Roland, le 02/10/2009 à 18h54

    Ce que dit Mary de Verdun est la vérité "pure et absolue". Bien sure que le viol est un crime. Le viol " tue " une personne,une femme, un enfant....de l'intérieur où la dignité et l'honneur de la personne est " poignardés" dans son intégrité physique et morale sans même parler de la souffrance physique et les perturbations psychologiques indélébile ( cauchemars, trouble psychique, etc.....). Le viol est un crime, il n'y a rien à relativiser la dessus ni de faire de la rhétorique de politicien et de moraliste. De plus, il semblerait que dans notre société........civilisée, le respect des droits de l'homme semble d'avantage protéger les criminels que les victimes ( pas toujours mais souvent ) ....en tous cas c'est mon avis.

  • Vivine, le 02/10/2009 à 15h44

    Bravo, MAM. mais il faut si tenir, et que cela passe cette loi, parce-que beaucoup de chose son dite au gouvernement mais peut de chose aboutisse. Sauf les taxes pour le contribuable bien attendue.

  • Martin B, le 02/10/2009 à 14h23

    Ne pas prendre des adages pour des erreurs ou des oublis en vain et en raison ou en preuves. Ne banalisons pas ce cliché pour autant en Europe.

  • Mary, le 02/10/2009 à 14h00

    Didier de Bretagne Le viol est un crime qui risque de toucher près d'une femme sur 10 dans sa vie et la tentative 1 sur 5. Près de 5000 viols ou tentatives sont répertoriées chaque année en France. Alors inutile de dire "même si c'est analysé comme un crime". C'est justement parce que ce crime est pris à la légère par des personnes qui raisonnent comme vous que le viol demeure dans notre pays l'un des crimes les plus impunis et où la victime au lieu d'être aidée et soutenue est souvent réduite à se défendre des pires insinuations. En outre le viol risque de générer chez la victime des pathologies pouvant elle-même la conduire à des comportements morbides, pervers ou associaux.

  • DIDIER, le 02/10/2009 à 13h10

    Je suis très surpris de la façon de voir les choses de MAM. Ce problème de castration chimique vient à l'issue d'un crime "sexuel" horrible qui fait actuellement la une de tous les médias (de toutes natures). Déjà dans ce cas il ne semble pas qu'il y ait eu violation de la personne (peut-être faut-il attendre les examens pour en savoir plus). L'avocat du "présumé" (alors qu'il a avoué, que son ADN a été retrouvé sur la victime.et cité où se trouvait la victime.......) coupable dit qu'il s'agit d'une pulsion sexuelle. En clair cela sous-entend que son client ne pouvait s'en empêcher. Que se serait-il passé s'il avait eu cette castration chimique ? Sa pulsion aurait-elle disparue ? Certainement pas l'une est physique et si la castration chimique empêche la possibilité physique de violer l'autre est psychique et peut être pire que la première. Que ferait une personne castrée fasse à sa pulsion sa réaction ne serait-il pas alors de tuer ? Alors que le plus souvent cela se traduit par un viol (même si cela est analysé comme un crime la vie de la personne ne disparait pas et une thérapie peut lui permettre de "revivre") Pour une fois je serais plus proche d'.Élisabeth Guigou, que de MAM. Attention à ce qu'une mesure, à première vue appropriée, ne se révèle avec des effets pervers encore pis.

  • Lunati, le 02/10/2009 à 09h27

    Honteux !!! Comment peut-on comprendre que les condamné qui prenne 13 ans de prison ne purge même pas la moitié de leurs peine !!! Soit disant pour bonne conduite ? Bonne conduite ? Bonne conduite de quoi, Bravo !!! Le resultat c'est que cette pauvre femme a du vivre un calvaire, et la société elle, elle prend des mesure sous le coup de l'émotion. Combien encore de pauvre innocent vont ce trouver sous les mains d'un assassin qui aux yeux de la societe peuvent se reinséré !!! Ces assassins, violeurs ne sont ininserable dans la société !!! Je suis de tout coeur avec la famille et je compatie a leurs peine.

  • Magaliom, le 02/10/2009 à 07h40

    Je pense que la castration chimique n est vraiment pas la bonne solution pour des delinquants sexuels. c est tout simplement trop tard . vous risqueriez de les rendre completement fou meme s ils le sont déjà. UNE seule solution existe c est la PEINE DE MORT.

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